L'ethnologue macédonienne Rozita Dimova a étudié la scène BalkanBeats berlinoise, qu'elle ne voit pas d'un très bon oeil...
Comment est-ce que la scène a débuté ?
Au début des années 90, des réfugiés yougoslaves ont commencé à fréquenter un bar de Kreuzberg, le Arcanoa. Ils y entretenaient le souvenir d'une Yougoslavie pacifique et anti-nationale en y célébrant le rock contestataire des années 80. L'un deux, Robert Soko, a fait de ces soirées entre amis les soirées BalkanBeats, qui ont rencontré un énorme succès. L'essor de la world music et de Goran Bregović était passé par là.

Vous critiquez la forme qu'a pris cette vague musicale balkanique.
D'une part, les musiciens des Balkans sont honteusement exploités. Des imprésarios allemands leur imposent leurs conditions et gardent le gros des bénéfices. Les musiciens de la Fanfare Ciocarlia ont refusé l'offre humiliante que leur faisait Piranha Musik, qui leur a alors bloqué l'accès au marché allemand.
Ensuite, il y a le problème de l'exotisation de ces populations pour les rendre plus intéressantes commercialement. Créer l' « autre », plus sauvage, plus primitif, pour pouvoir estampiller sa musique d' « authentique ». Shantel et Robert Soko contribuent à ce processus en jouant avec leurs origines. Pourtant, la musique qu'ils font n'a plus rien à voir avec la musique des Balkans.
De plus, j'ai demandé à Robert de mixer pour des oeuvres de charité en faveur des Roms et il a refusé. Il ne veut pas mélanger musique et activisme.
Pourtant, le public occidental de la musique balkanique...
se dit très politique et anticapitaliste, oui ! C'est bien là toute l'ironie du gauchisme néolibéral : vouloir de l'authentique et consommer du formaté.
Mais cette musique à sensibiliser l'Europe sur la situation des Roms.
Vous croyez ? La France, qui a une grande scène balkan gypsy, n'a pas hésité à expulser des citoyens européens parce qu'ils étaient roms, avec l'assentiment de sa population.
Interview publié en avril dans Berlin Poche.

Après la signature de divers
accords à l'ordre du jour, Castro, généreux, met
un point d'honneur à combler son hôte d'un cadeau hors
du commun. Il pose une imposante carte de Cuba sur la table et
indique d'un index assuré une île (déserte) de
l'archipel : « C'est d'ici que nous avons repoussé
en 1961 l'attaque américaine de la Baie des Cochons. Cette
île, nous l'avons rebaptisée île Ernst Thälmann en l'honneur du fameux communiste allemand mort dans les geôles
nazies et nous l'offrons aux citoyens de la RDA ! » Quelques semaines plus tard, une
délégation est-allemande et des officiels cubains
viennent inaugurer un buste à l'effigie du héros
communiste sur la « playa RDA » de l'île. 
Fondé en septembre 1981 dans les
locaux berlinois de la taz
A la tête du 


Il y a deux semaines se déroulait à Berlin l'édition 2010 de la conférence
Cela fait 20 ans que le mythique label indie City Slang mène sa barque à contre-courant du diktat electro berlinois, les yeux rivés sur le continent américain. Et ça marche, à en voir le catalogue truffé de spécimens rares qu’Ellinghaus a ramené de ses expéditions en terre rock: Arcade Fire, Nada Surf, Tortoise, Calexico… Ne ratez pas le 

Après de nombreux bouleversements, la Berlinische
Galerie (fondée comme association en 1975) a enfin trouvé sa place dans un
ancien dépôt et réouvert ses portes en 2004. Faisant partie des jeunes musées
berlinois, la BG impressionne avec une collection qui reflète le
parcours de la ville. Rencontre avec Thomas Köhler, le nouveau directeur des
lieux. 

Né en 1919 à Rodez, Pierre Soulages est
l’un des plus grands peintres français vivants du XXe siècle. Le Martin
Gropius Bau lui consacre à partir du 2 octobre une grande
rétrospective, celle-là même qui connut un énorme succès parisien au Centre
Pompidou il y a tout juste un an. Une cérémonie anniversaire, en forme
d’hommage pour les 90 ans du maître du noir, pour lequel sa ville natale
prévoit en 2012 l’inauguration d’un musée personnel. On compte jusqu’à 150
toiles de Soulages dans les musées du monde entier, de New York à Londres, en
passant par Paris bien-sûr, et Hannovre ou Berlin, capitale avec laquelle le
maître a une relation toute particulière. En 1948, au sortir de la guerre et à
une époque marquée par la couleur et la semi-figuration en peinture, il y
expose sous le titre « Französische abstrakte Malerei » aux côtés
d’artistes renommés tels que Kupka, Doméla ou Herbin. Sa
peinture dévoile déjà une abstraction sans concession, ancrée de noir et
profondément amoureuse de lumière et de reflets. Le grand public le découvre
lors de ses multiples participations à la documenta de Kassel. Il
fréquente les plus grands artistes de son temps (Sonia Delaunay, Picabia,
Motherwell, Rothko...) et développe le concept de
« noir-lumière » ou « outrenoir ». Loin d’être de simples
monochromes, ses toiles vêtues de noir sont un langage de lumière et de
profondeur. Elles attirent le spectateur dans l’oeuvre en évitant de bloquer
son regard à la surface de la peinture et travaillent la matière comme une
forme vibrante.
Suite à un plan de rénovation prévu par la ville, les arbres aux abords du Landwehrkanal risquent d'être abattus. L'un des lieux les plus bucoliques de Berlin va en prendre un coup. Pour protester, Oliver Ginsberg et ses confrères misent sur un mode orginal de manifestation : la 







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