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Article

Quand la guerre se met au vert – Visite à l’aéroport de Gatow

par Christiane Lötsch - traduction Sébastien Vannier

Deuxième épisode de notre série sur les aéroports berlinois.

Les aéroports berlinois constituent toujours le terminus d’une ligne de U-Bahn ou de S-Bahn et ne sont pas, par principe, à moins d’une heure de trajet. C’est ce que Sébastien nous appris lors de la première partie de notre série sur les aéroports berlinois. Même en tant que vraie Berlinoise, je ne pouvais pas dire où se trouve exactement Gatow. Quelque part à l’Ouest en tout cas et comme on dit ici, Jott Wee Dee (dans la pampa). Un petit clic sur le site des transports berlinois me donne une première indication : A la fin du métro U7 puis encore 20 minutes de trajet avec le bus à travers les champs de Kladow.

Un aéroport à Gatow ? J’ai d’abord cru à une blague. Mais un ami m’a assuré que, quand on part de Tegel en direction du Sud, on peut voir une étrange tâche vide au milieu de nulle part. Ce n’est pas la première fois qu’on verrait quelque chose d’étrange à Berlin, mais restons en aux faits : Le régime national-socialiste a compris l’aéroport de Gatow en 1935, Hitler l’a inauguré personnellement et l’utilisait régulièrement pour ses vols vers Berchtesgaden.

Nach dem Zweiten Weltkrieg tauschten die Russen den Flughafen gegen andere Gebiete mit den Briten, die dem Ort den klingenden und vollkommen übertriebenen Namen „Royal Airforce Gatow“ gaben. Während der Luftbrücke 1948 brachten die britischen Alliierten über Gatow bis zu tausend Tonnen Lebensmittel pro Tag in die Stadt. 1994 zogen die Alliierten aus Berlin ab – der Flugplatz wurde geschlossen.

Après la Seconde Guerre mondiale, les Russes ont échangé l’aéroport avec les Anglais contre un autre territoire. Ceux-ci ont donné lieu le titre clinquant et complètement exagéré de « Royal Airforce Gatow ». Pendant le pont aérien de 1948, les alliés britanniques ont fait transporté vers Gatow des dizaines de tonnes de nourritures par jour. En 1994, les Alliés se sont retirés de Berlin, l’aéroport a été fermé.

Et aujourd’hui ? En ce dimanche après-midi, glacial mais ensoleillé, les habitants des maisons du coin sont de sortie et profitent des larges pistes pour faire du roller ou du skate . Il ne manque plus que les cerf-volants de toutes les couleurs et les joueurs de foot et je pourrais croire que je suis à Tempelhof. Mais en fait non, un détail important fait la différence.

Sur les pistes apparaissent bucoliquement des systèmes de défense anti-missiles à côté d’avions de combat de tout genre. Ce qui a le don de réaliser les rêves d’enfants de mes accompagnateurs (masculins). Leurs noms assez indéchiffrables comme MIG, SUCHOI ou encore MIL-MI rappellent qu’ils viennent de Russie. Dans le hall 7, le musée de l’armée de l’air montre leurs histoires, dès débuts à aujourd’hui. Et je me demande comment la Bundeswehr fait pour obtenir autant de place dans le seul but de son auto-admiration. Nous avons même droit à un soldat, prêt à répondre aux questions des visiteurs sur les « les mesures de représailles » et sur « l’équilibre de la terreur ».

Je ne me sens pas vraiment bien. Les hélicoptères, les bombes de chasses ou les anti-missiles ont peut-être l’air mignons à la lumière du soleil en cet après-midi, ils n’en ont pas moins été mortels lorsqu’ils étaient encore en service. Mais de cela, pas de trace dans l’exposition. Notre escapade bucolique de ce dimanche après-midi touche à sa fin.

Plaidoyer égoïste pour le maintien de Tegel

Sébastien Vannier

L’aéroport berlinois de Tegel va fermer. C’est nul. Mais mon petit plaidoyer subjectif et dénué de toute justification raisonnable pourra-t-il provoquer un revirement de situation ? Rien n’est moins sûr.

Le 2 juin arrive. Tous les jours un peu plus vite. Pas que j’étais pas informé, mais c’est comme ça, je ne m’y fais pas. Ce jour-là, cette nuit-là pour être précis, l’aéroport de Tegel va fermer ses portes coulissantes. Ça me fait particulièrement ch… et je vais vous dire pourquoi.

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Foto: Günter Wicker (Photur), Berliner Flughäfen, 2008

D’abord, parce que c’est la première chose que j’ai vu de Berlin lors de ma première visite. C’était une époque où j’étais jeune. Où la France était championne du monde de foot et où la gauche était au gouvernement en France et en Allemagne (ouais, ouais, j’en vois déjà qui calculent. Ça fait loin, c’est tout). Pas que je sois nostalgique, mais quand même, c’était ma première fois. A Berlin.

GD pour Grand Deux : Tegel, c’est mon aéroport. On oublie Tempelhof que je n’ai jamais vraiment connu qu’une fois hors service. Moi, ich bin ein Weddinger. Wedding (prononcer védïng), c’est le quartier pas boboisé du Nord de la ville. Donc, les avions, j’en vois passer une palanquée par jour. En me penchant un peu, je pourrais dire si le mec à la cravate du 23F a pris un gâteau sucré ou salé. Si la concordance des temps et du trafic est à son optimum, il me faut 18 minutes, record à battre, pour aller à l’aéroport. Quand tu es à la bourre pour partir (pfff, moi, jamais !), ou complètement crevé pour revenir, c’est quand même assez génial. Et non, mes murs et mes tympans ne sont pas fissurés par le bruit.

PT pour Point Three : Tegel est un aéroport à taille humaine. ça veut rien dire, mais je le dis quand même. Pas d’interminables couloirs (je vise personne, suivez mon regard) pour rejoindre le Hall 2D et le Hall 2F qu’est en théorie juste à côté. Pas des heures d’attente pour avoir des sueurs froides que ton bagage, il arrive pas. Q pour quatrièmement : en plus, c’est quand même l’aéroport français de Berlin, Tegel. Je suis pas nationaliste pour un sou, mais quand tu vas chercher des potes français et que tu passes en bus devant la « Rue Aristide Briand » ou le cinéma « L’Aiglon », ca facilite la transition quand même. Pas comme l’autre aéroport où la première affiche que tu vois, c’est « kriminelle Ausländer, raus ! ».

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Foto: Günter Wicker (Photur), Berliner Flughäfen, 2008

On y arrive à l’autre aéroport. Parce que c’est bien beau de faire une éloge complètement subjective sans avancer un seul argument raisonnablement potable, mais autant continuer en tapant gratuitement et toujours sans preuve qui tienne la route sur le dos des adversaires.

Schönefeld ? Une blague, vous dis-je. D’abord, Schönefeld, c’est le terminus d’un S-Bahn. Et ceux qui connaissent Berlin comprendront : le terminus d’un S-Bahn, c’est la fin du monde. Comme Erkner. Ou Heningsdorf. Des noms qui sonnent comme des légendes urbaines. Tout le monde connaît parce que c’est marqué sur les panneaux dans les gares, mais personne n’y ai jamais vraiment allé. Donc Schönefeld, c’est au bout du monde. Surtout quand tu viens de Wedding. Si tu as une concordance des temps et du trafic sub-optimal, c’est 1h45 de trajet. Et quand tu as fait cette expérience paranormale de mettre plus de temps pour faire Berlin-Berlin que Paris-Berlin, tu entres dans une profonde dépression spatio-temporelle. Puis, moi, je dis « quand le trafic marche bien ». Ca, c’est une question de définition. Parce que pour aller à Schönefeld, on sait qu’il va y avoir une embûche. Un petit Pendelverkehr de derrière les fagots. Un câble volé sur la voie. Bref, la vie normale du S-Bahn.

Vous rigolez, mais imaginez la situation : Visite venue de France. Avion d’une compagnie à bas prix dont je ne citerais pas le nom. Donc, horaires pourris. Disons, arrivée à 22H40 à Berlin. Retard compris (quoi, quel retard, mais non), 23h15. « Dis, tu viens me chercher ? ». Vous faites 3h de trajet, le S-Bahn est en panne et en grève, le U-Bahn, c’est arrêté, vous vous prenez un double-Ersatzverkehr en ippon dans les gencives et en plus, il pleut. Vous passez un week-end de merde car vous avez pas dormi, vous avez attrapé la crève à attendre le bus et vous rayez votre ami de votre liste Facebook. Et oui, c’est ça la réalité brutale de Schönefeld. Quoi, j’exagère ?

SXFLowCost_alternative.jpg Günter Wicker (Photur), Berliner Flughäfen, 2006

Et puis, vous y croyez vraiment que ce sera prêt le 3 juin, vous ? Moi non, mais de toutes façons, je suis de mauvaise foi, vous l’aurez compris. Parce que c’est Berlin, parce que c’est Schönefeld, ça va foirer, je vous le dis. La piste sera trop courte, les escalators trop raides, les sièges trop lounge et la tour de contrôle trop de travers, les portiques de sécurité pas assez larges. Bref, je le sens.

Et puis quoi ? Qu’est-ce qu’on fera d’un nouvel aéroport vide, nous ? Du cerf-volant en roller ? Du char à voile électrique ? Des élevages de rennes domestiques ? Un terrain de yogging (c’est du yoga-jogging) ?

Donc, les gars, déconnez pas, je suis sûr qu’on peut s’arranger. Jusqu’au 2 juin, on pourra bien trouver une solution. Allez, je vous offre 100 Miles Air Berlin et on oublie tout.

Par Toutatis, ils sont fous ces Teutons !

de Laurène Gibert, publié en février dans Berlin Poche.

Nous sommes en 2010 après Jésus-Christ et toute l’Allemagne est occupée depuis 50 ans par les aventures d’Astérix… Toute ? Oui ! Même à Munich où Berlin Poche a rencontré l’irréductible Gudrun Penndorf, qui a traduit 29 des 34 albums du plus têtu des Gaulois.


Vous souvenez-vous du jour où vous êtes tombée dans la marmite des aventures d'Astérix ? 

Une amie française qui faisait ses études à Munich m'avait apporté le premier volume d'Astérix et se tordait de rire; elle ne pouvait pas comprendre ma stupéfaction. En plus celui-ci était basé sur des évènements historiques, donc instructifs, ce qui est très important pour les Allemands ! 

Au départ, dans les premiers albums traduits en allemand, Astérix s'appelait Siggi et Obélix, Barrabas, et n'ont eu que très peu de succès. Aujourd'hui, Astérix est l'un des personnages les plus populaires de « Germanie ». Comment expliquez-vous ce revirement de situation ? 

À l'origine, les droits de traduction en Allemagne avaient été accordés au Kauka-Verlag, l'éditeur de « Fix und Foxi », qui avait transformé cette épopée gauloise en une aventure germanique sans rapport avec l'original. Sur quoi, l'éditeur français  retira aussitôt la licence. Ehapa Verlag à Stuttgart acquit alors les droits de traduction, et à partir de 1968 j'ai commencé à traduire les aventures d'Astérix. La raison essentielle du succès c'est bien sûr l'humour de l’œuvre de Goscinny et Uderzo. Certains disent d’ailleurs que cela ne tient pas seulement au sujet, mais aussi à la traduction ! De nombreuses expressions sont passées dans le langage courant allemand, notamment le célèbre : « Ils sont fous, ces Romains. » 

Justement, quelle est votre recette [de potion] magique pour retranscrire les jeux de mots présents dans les albums d'Astérix ?  

Je n'ai pas de recette magique. Il faut d'abord avoir une très bonne connaissance  du français et également de sa propre langue. Et last but not least il faut de l'inspiration...

Mes difficultés ? Elles reposent surtout dans les passages où le comique n'est pas seulement dans les mots, mais dans les illustrations. Prenez par exemple « Astérix légionnaire » où, lorsque le petit groupe embarque ou débarque, chaque phrase accompagnant la manœuvre est reprise en écho par « poil à », suivi du nom d'une partie du corps rimant avec le dernier mot prononcé. Par exemple, « amarres larguées » est repris par « poil au nez ». Comme c’est le petit Egyptien qui fait l’écho, et qu’il parle en hiéroglyphes, il faut passer par une « traduction » du pseudo-hiéroglyphe pour arriver à la rime : « nez ». La solutionque j'ai trouvée consistait à faire commenter ironiquement la manœuvre par le petit Egyptien et la troupe reprend en chœur le commentaire. Ainsi « Leinen los! » est commenté par « Sie sind Euch eine Nasenlänge voraus! » etc.  

Est-ce là l’une de vos traductions préférées ? 

On pourrait plutôt poser la question ainsi : quel est le volume qui m'a le plus amusé à traduire ?  C'est « Astérix chez les Bretons », parce que j'ai imité la syntaxe anglo-saxonne, ce qui est très drôle pour les Allemands. Si en français, le « parler à l’envers » des Bretons se limite à la place respective de l’adjectif et du nom, ce qu’Obélix comprend très vite : « Vous avez vu mon chien petit ? », c’est la place du verbe  qui assume cette fonction en allemand. Une astuce qu’Obélix a aussitôt compris: « Habt ihr schon gesehen meinen kleinen Hund? »

Les aventures d'Astérix sont truffées de références culturelles françaises. De quelle manière pensez-vous que cela touche le lecteur allemand ? 

Dans les premiers albums, les allusions à des évènements typiquement français étaient nettement plus marquées que par la suite. Par exemple, dans « le Tour de France »  (d’ailleurs bourré d'allusions à la cuisine française)  la phrase du « postillon » ligoté par Astérix et Obélix : « Je vous promets qu'on n'a pas fini d'en parler de l’affaire du courrier de Lugdunum. », rappelle la célèbre « Affaire du  courrier de Lyon », une erreur de justice qui a défrayé la chronique française. La question est de savoir si les jeunes lecteurs français comprennent ces allusions !  

Dans « Astérix chez les Goths », la séparation des Goths entre Wisigoths (Goths de l'Ouest) et Ostrogoths (Goths de l'Est), bien qu'historique, fait référence à la division de l'Allemagne à l'époque de la parution de l'album. Que pensez-vous de cette allusion ? 

Dans l'ensemble, j'ai essayé de minimiser un peu les allusions à la division de l'Allemagne. Les Allemands peuvent déjà s'amuser des images. On trouve par exemple le casque à pointe avec sa visière et le protège-nuque qui rappelle l'armée prussienne impériale; les personnes averties reconnaîtront Hindenburg, Hitler et la croix gammée. Une idée que je trouve géniale, c'est d’avoir employé, même dans la version originale française, les caractères gothiques pour faire parler les Goths. 

En 50 ans, les Gaulois n'ont toujours peur que d'une seule chose, « que le ciel leur tombe sur la tête. » Dans quelle mesure ne peut-on pas craindre la décision d'Albert Uderzo et Anne Goscinny de céder à Hachette leurs participations dans les éditions Albert-Réné et donc de facto que ces héros survivent à leurs créateurs ? 

Je fais confiance à la potion magique, mais je n'ai pas de boule de cristal…

Electorallemand - Copenhague : la position de l'Allemagne

Pendant la conférence de Copenhague, le blog Electorallemand propose de suivre cette conférence sur le changement climatique vue d'Allemagne. En ayant déjà rempli ses objectifs du protocole de Kyoto, l'Allemagne apparaît comme un des élèves modèle à Copenhague. Angela Merkel veut continuer à jouer sur cette image en fixant des objectifs encore plus élevés. Mais tout n'est pas si simple, même au moment de définir la position allemande dans les négociations.




L'Allemagne, le pays écologique par excellence ? C'est vrai que c'est un cliché qui revient souvent. Le tri des déchets, les vélos partout, le quartier solaire de Freibourg, les Verts au gouvernement. Tout ça, c'est bien b(i)eau mais qu'en est-il au moment de réduire les émissions de CO2 ?

L'Allemagne, élève modèle ?

C'est là que le cliché devient réalité. L'Allemagne avait des objectifs élevés au moment de Kyoto avec une baisse fixée à -21% entre 1990 et 2012. Où en est l'Allemagne aujourd'hui en 2009 ? A - 22%. Objectif déjà dépassé. Bon, il faut bien voir que l'écroulement de l'industrie est-allemande y a joué pour beaucoup. La crise économique en a rajouté un petit coup. Mais indéniablement, le passage des Verts au gouvernement entre 1998 et 2005 a aussi changé quelques mentalités. La fameuse loi sur les énergies renouvelables a boosté le secteur de manière exponentielle et a depuis été repris dans de nombreux pays.

- 40. Sans conditions.

De quoi se reposer sur ses lauriers ? Que nenni. L'Allemagne veut continuer à jouer le rôle de pionnier en posant sur la table des négociations à Copenhague le chiffre de -40%. "Ohne wenn und aber". En gros sans conditions. C'est ce que préconisait l'Umweltbundesamt - l'autorité fédérale pour l'environnement- et c'est ce qu'a indiqué le Bundestag dans son texte de préparation de Copenhague la semaine dernière. L'objectif est ainsi de tirer l'Europe vers le haut pour pouvoir répondre à l'objectif de -30% au niveau européen et ainsi mettre la pression sur les autres pays.

C'est d'ailleurs la stratégie qu'a voulu adopter Angela Merkel en insistant sur le thème du climat lors de son discours devant le Congrès américain - occasion assez unique cela dit en passant - il y a quelques semaines.

Le nucléaire pour remplir ces objectifs ?

Quelques zones d'ombre sur cet objectif ambitieux mais réalisable : quel mix énergétique pour y parvenir ? Certaines voix se font entendre pour souligner que le prolongement des centrales nucléaires (prévu dans le contrat de la nouvelle coalition CDU/FDP) aidera à réaliser cette objectif. Mais à quel prix ? En attendant que les énergies renouvelables - certes en expansion - se développent, de nouvelles centrales à charbon sont toujours construites. Deuxième difficulté pour remplir ces objectifs sur le sol allemand : le transport. L'industrie automobile allemande - lobby ô combien puissant - n'a pas pour l'instant effectué sa mue nécessaire face aux enjeux drastiques qui se présentent. La prime à la casse l'année dernière en a été un nouvel épisode. Quand cette prise de conscience , qui sera forcément brutale, interviendra-t-elle ?

Réticences au développement vaincues

Enfin, dernier point à suivre lors des négociations : l'aide que l'Allemagne apportera aux pays en développement. L'Allemagne, comme souvent, serait l'un des gros payeurs pour aider aux transferts de technologie. Angela Merkel avait traîné des pieds lors du dernier sommet européen à Bruxelles. Mais le nouveau ministre de l'environnement, Norbert Röttgen, a annoncé il y a quelques jours, que l'Allemagne était prête à assumer sa part. Affaire à suivre donc pendant les négociations.

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Electorallemand : Les enjeux des élections allemandes

L'épisode II du blog Electorallemand , sur le site du magazine L'Express, s'intéresse à la campagne électorale allemande et à ses à-côtés. L'occasion de se plonger dans cet intense exercice de politique. En ce jour d'élection : les enjeux des élections allemandes

Les Allemands sont appelés aujourd'hui à élire leurs députés au Bundestag et indirectement leur gouvernement. A l'heure où s'ouvrent les bureaux de vote, petit résumé des enjeux de ces élections fédérales.




Angela Merkel restera-t-elle chancelière ?

C'est plus que vraisemblable. Les derniers sondages donnent son parti - l'union chrétienne-démocrate - certes en baisse mais toujours largement en tête. Les éventuelles coalitions qui pourraient mettre le parti socio-démocrate en tête (SPD - Verts - libéraux ou SPD-Verts-Die Linke) ne sont certes pas mathématiquement impossibles mais ont déjà été refusées par les différents partenaires. Angela Merkel devrait donc, sauf retournement extraordinaire de dernière minute, conserver son poste.

Quelle coalition au pouvoir ?

C'est la grande question de ce scrutin. Angela Merkel et la CDU/CSU souhaiteraient s'allier avec les libéraux du FDP pour former une coalition de droite. Mais les derniers sondages annoncent qu'il sera difficile de former une telle majorité sauf peut-être en comptant sur les Überhangsmandate (v. article précédent). La remontée du SPD dans les derniers jours pourraient donc permetter aux socio-démocrates de sauver leur place dans le gouvernement pour former de nouveau une grande coalition entre SPD et CDU/CSU.

Les Volksparteien en chute...

Les deux grands "Volksparteien" CDU/CSU et SPD devraient réaliser des scores relativement bas. Pour le SPD plane la menace du plus mauvais score depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale (28,8% en 1953). La CDU/CSU devrait se situer bien au-dessus mais si elle passait en-dessous du score de l'élection précédente (35,2%), ce serait également le plus mauvais score depuis 1949.

... et le triomphe des petits partis ?

Le malheur des uns peut faire le bonheur des autres et les trois autres partis actuellement dans l'opposition pourraient tous réaliser des scores historiques. Les libéraux de la FDP pourraient être les grands vainqueurs. Non seulement, ils pourraient entrer au gouvernement mais les sondages les donnent également à 13-14%, donc au-dessus de leur record de 1961 (12,8%). Idem pour les Verts dont le meilleur score remonte à 2002 (8,6%) à l'époque du gouvernement Schröder-Fischer et actuellement clairement au-dessus des 10%. Enfin, Die Linke continue son installation en force dans le paysage politique allemand. Alors que ses prédecesseurs du PDS n'avaient pas dépassé la barre des 5% en 2002, le parti de gauche radicale devrait lui aussi dépasser les 10%.

Quelle participation ?

La participation aux élections fédérales est historiquement toujours très élevée et se situe souvent entre 80 et 90%. L'élection de 2005 a connu un score historiquement bas avec 77,7%. Cette année pourrait être encore pire avec un score aux alentours de 75%.

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La Jamaïque au pouvoir à Berlin ?

''L'épisode II du blog Electorallemand, sur le site du magazine L'Express, s'intéresse à la campagne électorale allemande et à ses à-côtés. L'occasion de se plonger dans cet intense exercice de politique. ''

Certes, Usain Bolt a pris le pouvoir sur la piste bleue de Berlin avec ses 9'58". Mais là il s'agit de politique. De la "coalition jamaïcaine" (noir-vert-jaune). A moins que ce ne soit la coalition "feu tricolore" (rouge-vert-jaune) ? Bref, petit tour d'horizon de ce à quoi vous n'échapperez peut-être pas au lendemain des élections du 27 septembre.




On me dit : il faut pas rentrer dans les détails avec les coalitions, c'est trop compliqué ! Oui, mais non. En fait, en s'y prenant bien, c'est facile, et en plus, ils ont mis plein de couleurs et des noms rigolos pour que ce soit ludique. Et en plus, ce sera un des enjeux principaux de l'avant et surtout de l'après-élection.

5 partis, 1 élection, plein de possibilités

Alors, prenons tout d'abord la donne de départ. Entendons-nous sur cinq partis qui feront, selon toute vraisemblance partie du prochain Bundestag : l'union chrétienne-démocrate (CDU/CSU) d'Angela Merkel, les libéraux (FDP) de Guido Westerwelle, les socio-démocrates (SPD) de Frank-Walter Steinmeier, les Verts de Renate Künast et Jürgen Trittin et le parti de gauche (Die Linke) d'Oskar Lafontaine.

Voilà donc les protagonistes de l'histoire. Mélangeons les cartes pour voir quelles coalitions sont possibles :

Die Grosse Koalition (la grande coalition) = noir/rouge. CDU/CSU + SPD. Celle au pouvoir actuellement. Elle réunit les deux plus grands partis allemands et a donc l'avantage d'assurer (enfin, on suppose) une majorité solide. Inconvénient : depuis 4 ans au pouvoir, cette option lasse les électeurs et les principaux intéressés disent vouloir en sortir.

Die "bürgerliche" Koalition - on pourrait traduire coalition bourgeoise mais cela ne correspondrait pas; disons donc coalition de droite = noir/jaune. CDU/CSU + FDP. Celle qui a les préférences d'Angela Merkel afin de lui donner plus de moyens d'agir. Cette option est pour l'instant possible d'un point de vue mathématique mais vient de subir un coup d'arrêt lors des dernières élections régionales.

Schwarz-grün : La CDU et les Verts ensemble ! Inconcevable ? Pas tant que ça, c'est déjà le cas dans plusieurs villes et surtout dans la ville-région de Hambourg. Cela suppose de se mettre d'accord sur la politique énergétique (et surtout nucléaire). Mmh, difficilement envisageable au niveau national à mon humble avis.

Jamaïka-Koalition - la coalition jamaïcaine. Le gouvernement déménage à Kingston ! Ah non. En fait il s'agit des couleurs du drapeau jamaïcain : noir-jaune-vert = CDU/CSU - FDP-Verts. Une coalition à trois inédite qui implique que les Verts se rattachent au camp de la droite et aux libéraux, souvent considérés comme ennemis.

Ampel-Koalition. La coalition de l'ampoule ? Celle du feu tricole en fait. Rouge (SPD)-Jaune (FDP) - Vert. Encore un mariage à trois qui s'annonce compliqué. Certes SPD et libéraux ont déjà gouverné ensemble. Certes les socio-démocrates font de temps en temps du pied à Guido Westerwelle. Mais, le FDP ne semble pas preneur. Mais rien que pour voir la CDU/CSU et Die Linke ensemble dans l'opposition, ça pourrait être rigolo.

Rot-grün : SPD-Vert. C'est la coalition du gouvernement Schröder-Fischer de 1998 à 2005. Celle dont rêve ces deux partis mais qui devrait être bien difficile à atteindre au vu des scores actuels.

Rot-rot-grün : SPD-Die Linke-Verts. La grande coalition de gauche. Ce qui ressemblerait un peu à la gauche plurielle du gouvernement Jospin en 1997 avec le PC et les Verts. Ces trois partis pourraient ne pas être loin d'obtenir ensemble la moitié des sièges. Mais le SPD se voit obligé de jurer qu'il ne s'alliera pas avec Die Linke au niveau national. "En aucun cas avant 2013" a promis Franz Müntefering. Si la possibilité se présente, la gauche résitera-t-elle à la tentation ? Ce pourrait être la grande question à partir du 28 septembre.

Coaltion CDU/CSU - Die Linke ? Non ? Pas possible ? Ah bon, juste comme ça, pour voir.




Voilà, finalement, c'est pas si compliqué que ça. Maintenant, ce sera au tour des électeurs de décider le 27 septembre ... puis aux partis à partir du 28 !

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Horst Schlämmer débarque - Yes, week-end

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Les grosses lunettes, la moustache défraîchie, la coupe vokuhila, Horst Schlämmer est un mélange de l'inspecteur Derrick, Raphaël Mezrahi et de Coluche. Cela ne l'empêche pas grâce à son film "Isch kandidiere" - Che chuis candidat" de jouer les poils à gratter de la campagne électorale allemande.




Qu'on se rassure (ou pas) : Horst Schlämmer n'existe pas vraiment. Il s'agit d'un personnage inventé par le comédien Hape Kerkeling, figure principale du film "Isch kandidiere" qui vient de sortir sur les écrans allemands. Dans ce film, Schlämmer et son look improbable, rédacteur en chef adjoint du journal local Grevenboicher Tagblatt, décide de libérer le tigre qui est en lui et de candidater à la chancellerie. Il crée son propre parti - Horst Schlämmer Partei, faisons dans le facile - et se lance moustache en avant vers Berlin. Mots d'ordre de l'HSP : "Yes week-end" ou "Ce que les autres n'arrivent pas à faire, moi aussi".

Une Carla Bruni allemande

Evidemment, comme ce film est un des évènements de la campagne, je suis allé le voir. Horst Schlämmer a des petits airs de Raphaël Mezrahi (voire de loin avec Sacha Baron Cohen) avec ses faux interviews avec de vrais personnages politiques, comme Cem Özdemir (président des Verts) ou Jürgen Rüttgers (ministre-président de Rhénanie du Nord-Westphalie).

Les spectateurs français apprécieront certainement le personnage d'Alexandra Kamp, fascinée par l'érotisme du pouvoir dans une référence pas cachée du tout à Carla Bruni. La scène d'enregistrement d'hymne de campagne avec le rappeur Bushido vaut également le détour. Mais la répétition des mêmes gags lasse un peu et les imitations d'hommes (et femmes) politiques n'apportent pas grand chose.

Faux candidat - vrai débat

Le film a quoi qu'il en soit le mérite de faire parler de lui et de détonner dans la campagne électorale allemande. Un sondage du réputé institut Forsa explique que 18% des personnes interrogées n'exclueraient pas de voter Horst Schlämmer. Ce genre de sondage rappelle la candidature - pas fictive celle-là - de Coluche en France lors des présidentielles de 1981.Plus que le film en lui-même, l'intérêt du personnage Horst Schlämmer est de pointer du doigt les travers d'une campagne électorale et d'ouvrir le débat sur la frontière étroite entre politique et satire.

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La campagne électorale allemande, c'est le pied

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Vous vous souvenez des tongs UMP ? Si, si ces articles de très bon goût avec marqué UMP dessous en relief. Comme ça, quand on marche sur la plage, les trois lettres du parti présidentiel s’affiche sur le sable. Les jeunes UMP avaient, je pense, pas mal écorné leur image avec cette initiative que je pensais oubliée. Jusqu’à hier.

Jusqu’à ce que j’aperçoive, dans un article du Welt Online, que le SPD allait faire campagne avec des tongs sur le même principe. Comme quoi, la tong ne connaît pas frontière, ni géographique, ni politique. Sous le titre « les plans bizarres de la SPD pour la campagne de proximité », l’article se moque bien des tongs et même des poissons gonflables du parti social-démocrate. Par curiosité, je me suis rendu sur le site du SPD et, effectivement, pour 9,90 €, on peut acheter – du 37 au 45 – ces fameuses tongs. Le poisson gonflable pour 28,90 € et même des pommes SPD pour 1,13€ (je vous jure, il y a qu’à aller voir le site).

Le sudoku CDU

Ce que Welt Online oublie de mentionner – et je sais pas pourquoi, ça m’étonne qu’à moitié – c’est ce que fait la concurrence. Qu’à cela ne tienne, allons faire un tour du côté de la CDU, le parti de la chancelière Angela Merkel. Et là, que vois-je ? Je vous le donne en mille… des tongs CDU. Orange. Et pas que ça, le shop est super bien organisé, on y trouve le cahier de sudoku CDU et pour les seniors des petites médailles de la « Senioren Union ». Pour les femmes, une écharpe en soie orange et violette.

Ne nous arrêtons pas en si bon chemin et allons jeter un coup d’œil du côté des libéraux de la FDP. D’abord je tombe sur tout un tas d’articles traditionnels reprenant le slogan « Deutschland macht es besser » - L’Allemagne le fait mieux. Je sais pas vous, mais moi il me fait un peu froid dans le dos ce slogan. Mais bref, je trouve aussi ma perle sur le site de la FDP : une éponge à nettoyer les chaussures aux couleurs de la FDP. Belle trouvaille. 1,50 € pour ceux que ça intéresse.

« Mit links gemacht »

Grosse, grosse déception sur le site des Verts puisque, malgré mes efforts, j’ai pas trouvé de shop qui soit disponible au public. Certes, on peut commander un beau T-shirt dans la couleur qu’on veut. Mais rien de plus. Si quelqu’un a accès à la bonne adresse ou à des infos, qu’il n’hésite pas à m’en faire part.

Enfin, chez Die Linke, le parti de gauche, la plus belle pièce est, outre le préservatif Die Linke « Lustvoll » à 40 centimes, sûrement cet habit pour bébé tout rouge. Le sommum de cet habit de bébé, c’est en fait l’inscription dessus : « Mit links gemacht ». Jeu de mot pour le moins osé puisqu’il pourrait se traduire premièrement par « fait avec la gauche ». Mais « mit links » peut aussi, dans le sens « avec la main gauche », signifier « fabriqué très facilement, sans aucun effort ». Aux parents d’assumer leurs choix politiques !

Pour suivre le blog Electorallemand : http://blogs.lexpress.fr/electorallemand/

LOL : pa mdr mé :-) kan m'm

Le film LOL faisait l'ouverture de la semaine du cinéma français à Berlin hier soir.

Pour cette cérémonie d’ouverture inaugurée par un quartet de saxophonistes, c’est un film consensuel et léger qui avait été programmé. Quoi de mieux pour ce genre d’exercice qu’un des grands succès francais des derniers mois : la comédie LOL de Liza Azuelos ? La réalisatrice, qui avait également dirigé le film Comme t’y es belle était d’ailleurs présente dans la salle en compagnie des deux jeunes acteurs principaux du film Christa Theret et Jérémy Kapone.

LOL fait évidemment référence au terme utilisé en langue SMS ou Chat et qui signifie, même si son origine est maintenant déjà oubliée Laughing out loud (mort de rire). Un terme donc symbole de la nouvelle génération et des médias qu’elle utilise quotidiennement. Amourettes de lycée, cours de SVT, voyage scolaire à Londres et tout l’accompagnement SMS et MSN qui va avec, LOL plonge le public dans un groupe de lycéens et les difficultés des parents à suivre le rythme. Avec Sophie Marceau à l’écran, ca vous rappelle quelque chose ? Effectivement, le film a un petit goût de « La Boum – Vingt ans après » et c’est volontaire. Avec juste les petites évolutions technologiques qui vont avec la génération née avec un ordinateur entre les mains.

Une comédie bon enfant donc où lycéens et parents se reconnaîtront. Du consensuel en tout cas puisque tout le monde, il est beau, tout le monde il est gentil et à la fin tout le monde il s’aime et tout le monde il est content. Pas vraiment la réalité des lycées francais mais comme l’indique la dernière phrase du film, le but n’est pas vraiment d’offrir une vision réaliste.

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Crédit photos : Delphi Filmverleih

L'Europe en 150 ans de photographie

"L'Union européenne ne se base sur rien de concret, elle n'est qu'une construction politique gouvernée par des bureaucrates élitistes (qui au passage nous volent notre souveraineté)." Voilà en gros, le verdict sans appel de l'eurosceptique moyen. La fondation Alinari de Florence qui collectionne depuis 1852 toutes sortes des photographies veut convaincre du contraire. Son exposition sous le patronage de la présidence de la république italienne et de la commission européenne "Europa in Bildern - L'Europa delle immagini" cherche à prouver que l'Europe se base sur un grand nombre de cultures liées entre elles par des valeurs communes et ayant donc un avenir commun, ce dont témoignent 150 ans de photographie.
par Sergio Marx

La première partie de l'exposition est constituée de "cartes de visites" des 27 pays de l'Union Européenne. Pour chaque pays quatre photos qui représentent son histoire et sa culture. Les images choisies par les ambassades respectives représentent par exemple la chute du mur de Berlin, le roi d'Espagne lors de la mort de Franco, une école de la IIIème république française. La seconde partie est elle moins centrée sur les histoires nationales et rend compte de moments de la vie quotidienne, on y voit des promeneurs mangeant tranquillement une glace ou un concert de musique classique. À l'opposé, un corps sans vie sur une plage méridionale nous rappelle les côtés les plus durs de la réalité européenne comme les dangers de l’immigration illégale.

Connaissez-vous cette femme? George Charles Beresford, Virginia Woolf, 1902 © Ullstein Bild–Garanger Collection

Le visiteur pourra également contempler des images originales de paysages, d'acteurs, d'intellectuels ou de personnages de la culture populaire, dont les capteurs vont d'Eugène Atget à Brassaï, d'Henri Cartier Bresson à Gustave Le Gray et August Sander. L'amateur sera ravi. La présentation est plus souple et reste intéressante par les associations qu'elle produit: d'anciennes ruines antiques côtoient une reproduction de Guernica, des ruines éloignées de millénaires mais toutes deux présentes dans la mémoire collective européenne.

Le parti pris de n'accompagner les photos que des titres et des auteurs sans y ajouter d'indications sur la biographie du modèle ou sur le contexte des événements présentés fait que l'image réveille des sentiments différents chez chacun des visiteur mais peut également le laisser perplexe s'il n'est pas connaisseur. Tout le monde connaît-il la femme de lettre anglaise Virginia Woolf, ou l'histoire de la construction européenne assez bien pour voir se qui se cache derrière une photo de quatre hommes signant un traité ? Pourtant, lors de l'ouverture de l'exposition, Walter Momper, président de la chambre des députés de Berlin, insista sur le caractère éducatif qu'elle devait avoir, en particulier en direction des jeunes. Cela ne semble malheureusement par être le cas.

Ou sont la Norvège ou l'Ukraine?

De plus, pourquoi avoir limité les cartes de visites aux 27 pays de l'Union Européenne? Cela voudrait dire que les culture nationales ne prennent une dimension européenne qu'à travers l'Union Européenne. Il semblerait que l'Europe s'arrête aux portes de l'Union Européenne. Si l'exposition eût été présentée en 2006, la Roumanie et la Bulgarie n'y auraient donc pas figurés, alors qu'elles faisaient déjà tout autant partie de cette même communauté d'esprit. Qu'en est-il de la Norvège, la Suisse, la Croatie, l'Ukraine et, sans entrer dans un débat qui dépasse le cadre de cet article, la Turquie?

Mais après tout, les images ne perdent rien à leur charme, donc si jamais vous vous baladez dans Kreuzberg sans savoir quoi faire, passez quand même à la Willy-Brandt-Haus, c'est gratuit et vous aurez également accès à une autre exposition présentée dans le même bâtiment, celle de Pablo Picasso.

Willy-Brandt-Haus, Stresemannstr. 28, (U-Bhf. Hallesches Tor) Jusqu'au 30 mars, du mardi au dimanche de 12 heures à 18 heures, ouvert également le lundi de Pâques. Entrée gratuite, pièce d'identité nécessaire.

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