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  <title>Berlin.Babel.Blog</title>
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  <description>La capitale allemande au cœur d'Europe.</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Wed, 15 May 2013 14:53:29 +0200</pubDate>
  <copyright>&lt;a href=&quot;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/de/&quot; rel=&quot;license&quot;&gt;&lt;img src=&quot;themes/default/img/cc.gif&quot; alt=&quot;Creative Commons License&quot; /&gt;Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons&lt;/a&gt;.</copyright>
  <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
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  <item>
    <title>Un chemin de croix</title>
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    <pubDate>Tue, 12 Feb 2013 07:43:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Sandran Wickert</dc:creator>
        <category>Berlinale</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/Berlinale_2013/.religieuse_m.jpg&quot; alt=&quot;religieuse.jpg&quot; title=&quot;religieuse.jpg, _Feb 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;de Julien Marsa&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Premier film français présenté en compétition, où Guillaume Nicloux choisit d’adapter La Religieuse de Diderot, qui relate les malheurs infligés à Suzanne Simonin, jeune fille enrôlée de force dans les ordres. Il existe un précédent célèbre en France, puisque ce roman fut déjà adapté par Jacques Rivette en 1967, et que le film fut à l’époque censuré par Yvon Bourges (Secrétaire d’état à l’information), interdit de projection pour cause de potentiels troubles à l’ordre public. Il sera donc curieux de voir, lors de sa sortie en salles françaises, le 20 mars prochain, si le film de Guillaume Nicloux provoque quelques remous dans l’opinion publique, même si aucun signe avant-coureur ne se profile, pour l’instant, à l’horizon.&lt;/p&gt;


&lt;h3&gt;Une charge anticléricale&lt;/h3&gt;


&lt;p&gt;Et l’on peine à croire, très honnêtement, à une nouvelle polémique. Non seulement les contours de la société française ont bien changé (quoique la virulence du débat autour du mariage pour tous convient de nuancer ce propos), mais il est vrai que les attaques anticléricales ne font plus les choux gras des journaux depuis longtemps. C’est donc de manière un brin anachronique que ce film vient porter sa petite charge contre le conservatisme chrétien – qui n’est bien évidemment pas la seule forme de conservatisme religieux qui existe actuellement dans le monde – mais l’on aurait du mal à prendre le cas de Suzanne Simonin pour en faire une figure de proue de la lutte face aux extrémismes cléricaux, tant son histoire se déroule dans un contexte bien défini. Sur le même type de sujet, et en plus problématique, il faudrait plutôt revoir Hadewijch de Bruno Dumont.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;De plus, Guillaume Nicloux a la mauvaise idée de mener ce récit à la première personne, écrit à l’origine comme une fausse confession, à travers une mise en abyme qui voit le Marquis de Croismare découvrir le manuscrit de la religieuse, et le lire en même temps que son histoire nous est narrée. Suzanne Simonin est donc donnée, dans cette introduction, comme saine et sauve, ce qui vide le film d’une incertitude et une inquiétude qui faisaient par ailleurs la force du roman. Ce prologue sert en plus, comme bien souvent, d’effet d’annonce de la fin du film, comme si le cinéaste, apeuré par la crudité de son matériau de base, avait voulu s’en prévenir.&lt;/p&gt;


&lt;h3&gt;Un cinéaste trop appliqué&lt;/h3&gt;


&lt;p&gt;L’endoctrinement par le chantage émotionnel, la stigmatisation et les humiliations subies par Suzanne sont en outre filmés avec une austérité et une sécheresse académiques et plates, qui viennent faire redondance avec la rugosité du mode de vie monacal. La mise en scène est donc sagement assujettie au récit, et ne dévie pas d’un iota durant tout le film. Et ce n’est pas le personnage grand-guignolesque d’Isabelle Huppert, mère supérieure emportée par sa passion pour les jeunes filles, qui viendra sortir le film de sa torpeur mécanique, tant Nicloux la filme avec une application et un respect assez barbant.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Et pourtant, on sent qu’il ne manque pas grand-chose pour que Guillaume Nicloux se sorte de cet exercice scolaire et fastidieux. Pour preuve, cette belle idée qui court tout le long du film, et qui symbolise la construction de la volonté propre du personnage dans l’adversité, est de faire de Suzanne, lors des séances de chant au monastère, une voix qui recouvre les autres, et qui va peu à peu prendre son indépendance. Dommage que celle de Guillaume Nicloux ne fasse pas vraiment de même.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette critique a été originalement publiée par &lt;a href=&quot;http://www.critic.de/berlinale-im-dialog/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Berlinale im Dialog&lt;/a&gt; notre partenaire pour la Berlinale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/Berlinale_2013/Daz_3/.dialog_m.jpg&quot; alt=&quot;600 x 210&quot; title=&quot;600 x 210, _Feb 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Un drôle d’oiseau</title>
    <link>http://berlin.cafebabel.com/fr/post/2013/02/09/Un-dr%C3%B4le-d%E2%80%99oiseau2</link>
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    <pubDate>Sat, 09 Feb 2013 18:11:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Sandran Wickert</dc:creator>
        <category>Berlinale</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;em&gt;de Charlotte Noblet&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;h2&gt;«Boven is het stil»: Scénario et mise en scène de Nanouk Leopold sont fidèles au bestseller de l’auteur néerlandais Gerbrand Bakker»&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;


&lt;p&gt;« Tu dois partir ». « Je veux rester ». Père et fils ne partagent que l’exténuement de leur difficile cohabitation. Leur communication est balisée de contradictions, d’incompréhensions. La perte d’autonomie du père grabataire ne les rapproche pas. Sans confiance, pas de place pour des confidences sur l’oreiller. Au contraire, le moment est venu pour Helmer de « ranger » son père au dernier étage, de faire table rase du passé. Il réaménage le rez-de-chaussée de la ferme familiale et repeint la chambre de son frère décédé. La cinquantaine passée, Helmer semble vouloir prendre pied dans la vie.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/Berlinale_2013/Daz_3/.boven1_m.jpg&quot; alt=&quot;boven1.jpg&quot; title=&quot;boven1.jpg, _Feb 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avec le quotidien rudimentaire de la ferme, les vaches à traire et les moutons à garder, le fils mal aimé n’évolue toutefois qu’en apesanteur. Le plat pays et la pluie battante ne l’aident guère à chasser la rancœur. Pourtant, Helmer paraît doucement être à l’écoute de soi-même. Les regards du laitier le troublent et les approches du jeune garçon de ferme touchent une tendresse toute mutilée.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;h4&gt;Le poids des sentiments refoulés&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;Le quinquagénaire plutôt beau gosse joue une rude partie de cache-cache avec soi-même. La lenteur du film est amplifiée par une musique réduite à quelques accords de piano de-ci de-là, par des dialogues laconiques. Mais le compte à rebours de la vie est lancé.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le jeu de l’acteur principal, Jeroen Willems, est remarquable : derrière cette sensualité bourrue, il est possible d’entendre bourdonner les questions introspectives d’Helmer sans même qu’elles soient formulées ! Le silence assourdissant révèle un être torturé, si strict avec soi-même qu’il en fait même souffrir son entourage.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est caméra à la main que le scénario de la Néerlandaise Nanouk Leopold, adapté du bestseller « Boven is het stil » de Gerbrand Bakker, a été filmé. Scénario et mise en scène sont fidèles au premier roman de l’auteur néerlandais : « Gerbrand Bakker se révèle un écrivain de la mélancolie, de la résignation, des émotions suspendues – amours avortées, sexualité interdite. » (Télérama).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jeroen Willems ne pourra recueillir les louanges de son interprétation lors de la Première du film Boven is het stil (Là-haut tout est calme) à la Berlinale : le formidable acteur et comédien néerlandais est décédé de manière inattendue en décembre dernier d’une crise cardiaque.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette critique a été originalement publiée par &lt;a href=&quot;http://www.critic.de/berlinale-im-dialog/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Berlinale im Dialog&lt;/a&gt; notre partenaire pour la Berlinale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/Berlinale_2013/Daz_3/.dialog_m.jpg&quot; alt=&quot;600 x 210&quot; title=&quot;600 x 210, _Feb 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Electorallemand : Wong Kar Wai fracasse la Berlinale</title>
    <link>http://berlin.cafebabel.com/fr/post/2013/02/09/Electorallemand-%3A-Wong-Kar-Wai-fracasse-la-Berlinale</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:c3983f1d02fb8a46612c1401bb4671a3</guid>
    <pubDate>Sat, 09 Feb 2013 08:46:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>sebastien</dc:creator>
        <category>Berlinale</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hier soir avait lieu l’ouverture du festival du film de Berlin. Pratique, c’est le président du jury lui-même, Wong Kar Wai, qui présentait son propre film, hors compétiton bien entendu.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Article publié le 08.02.2013 sur le Blog &lt;a href=&quot;http://blogs.lexpress.fr/electorallemand/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Electorallemand&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La Berlinale qui reprend, c’est une impression de camp de vacances où on retrouve les mêmes gens, les mêmes lieux chaque année pour une petite semaine. Oui, oui, l’accréditation, je sais où c’est. Ouais, ouais, le sac. Ah, c’est mon septième sac en toile de jute, je suis blasé, je l’offrirai à quelqu’un. Ouais, je sais, je vais poireauter pour voir le premier film, mais je suis bien équipé, Brötchen et Cookies dans la besace. Bref, comme on se retrouve !&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hommage au Kung Fu&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette année donc, constellation assez atypique, le film d’ouverture, Yi Dai zong shi (The Grandmaster, pour ceux qui trouveraient la prononciation plus facile) est donc celui du président du jury, le réalisateur de Hongkong Wong Kar Wai. Il faut dire que la Berlinale attendait depuis des années de le faire venir, donc là, on lui déroule le tapis rouge, au propre et au figuré. Avant la projection, ma voisine de projection, une journaliste chinoise, m’aborde et me demande si je connais bien les films de Wong Kar Wai. Aie, la vache, j’ai pas révisé. Heureusement, il passait My Blueberry Nights deux jours avant sur 3sat. Ouh, j’évite le zéro pointé. Et les films de Kung-Fu ? Ah, là, j’ai vu Tigre &amp;amp; Dragon, celui avec la fille qui veut pas qu’on lui vole son peigne ! C’est bon, l’honneur est sauf, et j’ai même pas eu besoin de citer Kung Fu Panda.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Digne d’une expo photo&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bref, The Grandmaster nous présente les destins croisés de deux grands maîtres du Kung Fu au milieu du siècle précédent, Ip Man (Tony Leung, la star de In The Mood for Love) et Gong Er (Zhang Ziyi, de justement Tigre &amp;amp; Dragon) . Des années 30 au début des années 60, leurs combats, spirituels et physiques, seront interrompus par les conflits qui troubleront la planète et plus précisément l’Asie. Le film commence par une scène grandiose de combat sous la pluie qui donne le ton des deux heures qui suivront : une esthétique à couper le souffle, des ralentis en veux-tu en voilà et une sutrcture du film où il va falloir s’accrocher pour tout comprendre. Au niveau photographies du film, on en prend plein les mirettes, que ce soit les combats en eux-mêmes, sous la pluie, la neige (v. photo (c) Berlinale), en bordel (en vrai bordel, hein, pas en bordel) ou pour les paysages du Nord et du Sud de la Chine. Tony Leung et Zhang Ziyi ont assuré dû donner beaucoup de leurs personnes pour atteindre ce niveau de précisions des mouvements pour incarner Ip Man, celui qui fut le mentor de Bruce Lee. Par contre, entre les sauts dans le temps, dans l’espace et entre les personnages, des fois, on se demande bien : mais de qui c’est qui parle, là ? Comme en plus, le film était en chinois, sous-titré anglais, ca aidait qu’à moitié, quand même. Donc, comme il s’agit bien là d’un film d’action, d’un film romantique mais aussi d’un film historique, n’hésitez pas à réviser avant le petit manuel de l’Histoire de l’Asie au 20e siècle, ca pourra pas faire de mal pour situer le contexte. Mais j’ai bien retenu : « Le Kung-Fu, ca se résume en deux mots : horizontal et vertical. Une erreur : horizontal. Si tu restes debout, tu as gagné ». Bref, le film qui a eu un accueil mitigé en Chine, devrait ravir les amateurs de Kung-Fu et tous ceux qui attendaient avec impatience le retour du réalisateur d’ In the mood for love sur les écrans.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>BalkanBeats : que du business ?</title>
    <link>http://berlin.cafebabel.com/fr/post/2012/05/23/BalkanBeats-%3A-que-du-business</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:a17ee074405575cbb11eb6a22eee001a</guid>
    <pubDate>Wed, 23 May 2012 12:45:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Sergio</dc:creator>
        <category>Ce qui fait bouger Berlin</category>
            
    <description>    &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;em&gt;L'ethnologue macédonienne
Rozita Dimova a étudié la scène BalkanBeats
berlinoise, qu'elle ne voit pas d'un très bon oeil...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;em&gt;Comment est-ce que la scène a
débuté ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Au début des années 90,
des réfugiés yougoslaves ont commencé à
fréquenter un bar de Kreuzberg, le Arcanoa. Ils y
entretenaient le souvenir d'une Yougoslavie pacifique et
anti-nationale en y célébrant le rock contestataire des
années 80. L'un deux, &lt;em&gt;Robert Soko&lt;/em&gt;, a fait de ces
soirées entre amis les soirées BalkanBeats, qui ont
rencontré un énorme succès. L'essor de la &lt;em&gt;world
music&lt;/em&gt; et de &lt;em&gt;Goran Bregović&lt;/em&gt; était passé par
là.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;img title=&quot;balkan_arcanoa.jpg, mai 2012&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/.balkan_arcanoa_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;em&gt;Vous critiquez la forme qu'a pris
cette vague musicale balkanique.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;D'une part, les musiciens des Balkans
sont honteusement exploités. Des imprésarios allemands
leur imposent leurs conditions et gardent le gros des bénéfices.
Les musiciens de la &lt;em&gt;Fanfare Ciocarlia&lt;/em&gt; ont refusé
l'offre humiliante que leur faisait &lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;Piranha
Musik&lt;/span&gt;, qui leur a alors bloqué l'accès au marché
allemand.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Ensuite, il y a le problème de
l'exotisation de ces populations pour les rendre plus intéressantes
commercialement. Créer l' «&amp;nbsp;autre&amp;nbsp;»,
plus sauvage, plus primitif, pour pouvoir estampiller sa musique d'
«&amp;nbsp;authentique&amp;nbsp;». &lt;em&gt;Shantel&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Robert
Soko&lt;/em&gt; contribuent à ce processus en jouant avec leurs
origines. Pourtant, la musique qu'ils font n'a plus rien à
voir avec la musique des Balkans.
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;De plus, j'ai demandé à
Robert de mixer pour des oeuvres de charité en faveur des Roms
et il a refusé. Il ne veut pas mélanger musique et
activisme.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;em&gt;Pourtant, le public occidental de la
musique balkanique...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;se dit très politique et
anticapitaliste, oui ! C'est bien là toute l'ironie du
gauchisme néolibéral : vouloir de l'authentique et
consommer du formaté.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;em&gt;Mais cette musique à
sensibiliser l'Europe sur la situation des Roms.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Vous croyez ? La France, qui a une
grande scène &lt;em&gt;balkan gypsy, &lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;n'a
pas hésité à expulser &lt;/span&gt;des citoyens
européens parce qu'ils étaient roms, avec l'assentiment
de sa population.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: italic;&quot;&gt;Interview publié en avril dans &lt;a href=&quot;http://www.berlinpoche.de&quot;&gt;Berlin Poche&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>L'aventure Kommune 1, la première colloc berlinoise</title>
    <link>http://berlin.cafebabel.com/fr/post/2012/04/27/L-aventure-Kommune-1%2C-la-premi%C3%A8re-colloc-berlinoise</link>
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    <pubDate>Fri, 27 Apr 2012 09:36:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Sergio</dc:creator>
        <category>Ce qui fait bouger Berlin</category>
            
    <description>    &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;&lt;em&gt;Pour
dépasser la société bourgeoise, il faut
s'attaquer à sa racine : le carcan familial ! En 1967, 9
hommes et femmes passèrent à la pratique et fondèrent
la Kommune 1, première colloc' du pays et étincelle
soixante-huitarde.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;Issus
de l'extrême gauche étudiante et proches de Rudi
Dutschke, les &lt;em&gt;Kommunarden&lt;/em&gt; s'installèrent dans un
atelier inoccupé de la Stephanstraße à
Tiergarten. A l'aide de la psychanalyse de groupe et à une
intense introspection, ils cherchèrent à déconstruire
leurs réflexes «&amp;nbsp;bourgeois&amp;nbsp;» pour
pleinement jouir de la vie en communauté, où tout est
partagé, en prélude au communisme.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;Mais
ces longues séances de thérapie ennuyaient les
habitants les plus situationnistes de la Kommune, comme Fritz Teufel,
qui, pour compenser, s'illustra par une attaque au pudding sur le
vice-président américain en visite à Berlin. En
ces temps de guerre du Vietnam, le geste fit l'effet d'une bombe et
braqua l'attention des médias sur la troupe contestataire. Un
intérêt qui s'accrut encore lorsque la mannequin Uschi
Obermaier* emménagea et souligna par son charme exceptionnel
que la révolution sera d'abord sexuelle, ce qu'un certain Jimi
Hendrix de passage constata personnellement.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;&lt;img title=&quot;k1.jpg, avr. 2012&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/.k1_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;Cette
notoriété fut une aubaine pour ces révolutionnaires
sans le sous, qui firent payer les journalistes pour leurs
interviews. Uschi prétend même avoir vendu au Stern une
série de photos de nu pour 20 000 Marks. Mais en 1969,
l'aspect mercantile et les conflits internes auxquels s'ajouta une
attaque de motards qui dévasta le logement, sonnèrent
le glas de l'expérience... qui est bel et bien terminée
puisqu'aujourd'hui, le Stephanstraße 60 est un loft pour
touristes. Vous avez dit &lt;em&gt;Zeitgeist&lt;/em&gt; ?&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;&lt;em&gt;*
Vous trouverez au coin de la Ackerstraße et de la Torstraße,
le &lt;a hreflang=&quot;de&quot; href=&quot;http://www.muschiobermaier.de/&quot;&gt;Muschi Obermaier&lt;/a&gt;, un bar dédié à l'égérie.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;Article publié dans le numéro d'avril de &lt;a href=&quot;http://www.berlinpoche.de&quot;&gt;Berlin Poche&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Un bout de RDA à Cuba</title>
    <link>http://berlin.cafebabel.com/fr/post/2012/03/09/Un-bout-de-RDA-%C3%A0-Cuba2</link>
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    <pubDate>Fri, 09 Mar 2012 17:21:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Sergio</dc:creator>
        <category>Ce qui fait bouger Berlin</category>
            
    <description>    &lt;em&gt;En 1972, Fidel Castro se rend pour la
première fois en RDA. Accueilli les bras ouverts à
Berlin, le guérillero de la Sierra Maestra conclut avec Erich
Honecker une affaire qui fait encore rêver.&lt;/em&gt;
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;img title=&quot;thaelmann_250.jpg, mar. 2012&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/thaelmann_250.jpg&quot; /&gt;Après la signature de divers
accords à l'ordre du jour, Castro, généreux, met
un point d'honneur à combler son hôte d'un cadeau hors
du commun. Il pose une imposante carte de Cuba sur la table et
indique d'un index assuré une île (déserte) de
l'archipel : «&amp;nbsp;&lt;em&gt;C'est d'ici que nous avons repoussé
en 1961 l'attaque américaine de la Baie des Cochons. Cette
île, nous l'avons rebaptisée île Ernst Thälmann en l'honneur du fameux communiste allemand mort dans les geôles
nazies et nous l'offrons aux citoyens de la RDA !&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» Quelques semaines plus tard, une
délégation est-allemande et des officiels cubains
viennent inaugurer un buste à l'effigie du héros
communiste sur la «&amp;nbsp;playa RDA&amp;nbsp;» de l'île. &lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Depuis lors, peu de passage, si ce n'est les quelques oiseaux de mer
et Frank Schöbel, un chanteur de &lt;em&gt;Schlager&lt;/em&gt; est-allemand,
venu y tourner le clip de &lt;em&gt;Insel am Golf von Cazzone, &lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;une
ode à ce petit bout de Caraïbes. L'île sombre
ensuite progressivement dans l'oubli... jusqu'en 2001, où&lt;/span&gt;
les auteurs du magazine &lt;em&gt;Thema 1&lt;/em&gt; font resurgir le sujet,
croyant avoir découvert le 17ème &lt;em&gt;Bundesland. &lt;/em&gt;Ils
durent vite déchanter. Si l'île a bien été
rebaptisée, l'Allemagne et Cuba démentent tout
transfert de souveraineté. Le cadeau ne fut que
«&amp;nbsp;symbolique&amp;nbsp;». Depuis, une initiative
confidentielle veut racheter l'île à Castro pour 20
millions de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;En 1998, l'ouragan Mitch renversa le
buste d'Ernst Thälmann. Il patiente sagement, tête dans le
sable, qu'on vienne le tirer de l'oubli. &lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Bild 183-L0619-026, mar. 2012&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/.Bundesarchiv_Bild_183-L0619-026__Castro__Landkarte_Kubas_uberreicht_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;em&gt;Article publié dans le numéro de mars de &lt;/em&gt;&lt;a style=&quot;font-style: italic;&quot; href=&quot;http://www.berlinpoche.de&quot;&gt;Berlin Poche&lt;/a&gt;&lt;em&gt;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Photos (c) : Stern, Bundearchiv&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Passer Poutine par les armes esthétiques</title>
    <link>http://berlin.cafebabel.com/fr/post/2012/02/29/Passer-Poutine-par-les-armes-esth%C3%A9tiques2</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:1dfc5c098138f6ce6ca2da1c22d5db5e</guid>
    <pubDate>Wed, 29 Feb 2012 19:47:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Sergio</dc:creator>
        <category>Berlinale</category>
            
    <description>    &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: italic;&quot;&gt;Reclus, ayant renoncé à
une carrière, au confort et à l'argent, les membres de
Voina ('Guerre' en russe) pratiquent un activisme intransigeant teinté
d'héroisme, digne d'un romain russe du 19ème siècle.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;img title=&quot;pont.jpg, fév. 2012&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/Berlinale2012/.pont_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Par des actions artistiques
subversives, et moqueuses, ils veulent pousser la société russe à
se révolter contre le système Poutine. Nombre d'entre
eux sont passés par la prison ou sont poursuivis par la police
pour leurs actions. &lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Si certains voient en Voina une bande de
prétendus rebelles aventureux issus de la bonne société,
d'autres considèrent ses membres comme des avant-gardistes
ayant fait de leur vie une grande oeuvre d'art, prête à
être sacrifiée sur l'autel d'une Russie libre.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;img title=&quot;andrej2.JPG, fév. 2012&quot; style=&quot;float: right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/Berlinale2012/andrej2.JPG&quot; /&gt;Le réalisateur &lt;em&gt;Andrey Grayzev&lt;/em&gt; a
suivi le quotidien du groupe pendant plusieurs mois. Sans budget, il
en a tiré un documentaire complètement auto-produit,
très brut, dérangeant, parfois irréel, qu'il a
présenté en avant-première cette année à
la Berlinale.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;strong&gt;Appartenez-vous à Voina ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Comme le dit l'activiste Kasa dans une
scène du film : «&amp;nbsp;celui qui participe à une
action devient automatiquement membre du groupe.&amp;nbsp;» Comme
pour beaucoup de Russes, Voina a attiré mon attention. Je l'ai
d'abord suivi sur Internet, et puis j'ai voulu en savoir plus. Vous
savez, beaucoup de légendes entourent le groupe, j'ai voulu
comprendre comment le groupe fonctionne de l'intérieur.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;strong&gt;Certains des membres sont recherchés
par la police, comment avez-vous réussi à gagner leur
confiance ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;J'ai simplement passé beaucoup
de temps sur leurs actions publiques. Au bout d'environ trois
semaines, un début de confiance s'est installé, ils
m'ont alors invité sur des actions plus risquées, comme
celle sur le pont-levis. Ils ont fini par m'accepter. Mais j'ai passé
vraiment beaucoup de temps à leurs côtés, j'étais
même avec eux à Saint Petersbourg, alors que ma femme
accouchait à Moscou !
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pensez-vous que la caméra ait
influencé l'action ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-weight: medium&quot;&gt;La caméra
tournait en permanence, sans être envahissante, jusqu'à
ce tout le monde l'oublie. Lors du montage, j'ai particulièrement
fait attention à ne prendre que des scènes où la
présence de la caméra n'était plus perceptible.
Si vous prenez la première scène où les vigiles
de supermarché poursuivent les activistes qui viennent de se
servir sans payer, vous remarquerez que l'action est si rapide que le
vigile ne voit même pas la caméra, il n'a pas le temps
d'y établir un rapport.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi avoir indiqué que le
contenu du film ne correspond pas entièrement à la
réalité ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-weight: medium&quot;&gt;Par les choix de
montage que j'ai fais, qui, par exemple, ne suivent pas la
chronologie effective des événements, je donne ma
vision personnelle des choses bien que le film reste un documentaire.
Je voulais l'indiquer clairement. Le film a plusieurs niveaux de
lecture. A certains moment l'intrigue prend une tournure plus
caractéristique d'une fiction, avec des éléments
d'une romance.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;strong&gt;Que pensent les Russes de Voina ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-weight: medium&quot;&gt;Comme pour tout
sujet, les avis divergent. Le membres du groupe n'ont jamais cherché
à convaincre qui que se soit, ils font juste ce qui leur
paraît juste et nécessaire. Voina a divisé la
société, les gens ne savent pas s'il faut y voir des
artistes, des politiques ou des criminels. Mais ils ont le mérite
d'avoir lancé un débat. Les avis sont moins tranchés
qu'auparavant.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pensez-vous que le groupe a
contribué à ce que les gens sortent dans les rues
depuis décembre ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Il est bien sûr difficile
d'évaluer l'impact des actions du groupe au-delà des
réactions des spectateurs dans la rue ou sur les réseaux
sociaux. Mais le groupe influence bien sûr ses inconditionnels.
Je ne peux pas dire combien ils sont et si les vidéos du
groupe les ont mené à passer à l'action. Mais
Voina a certainement tenu un rôle de catalyseur.
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Quoi qu'il en soit, les fraudes lors
des élections à la Duma en décembre ont été
l'étincelle qui a fait apparaître au grand jour le
mécontentement des Russes. Ce fut un signal, comme le tir à
blanc qui lança la révolution d'octobre, dans &lt;em&gt;Aurora&lt;/em&gt;
d'Eisenstein.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pouvons-nous nous attendre à
une surprise lors des élections de dimanche ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;En Russie,
personne ne veut vraiment d'une révolution, pas même
l'opposition. Ceux que les gens veulent c'est du changement. Et il y
en aura sans doute après les élections. Dans quelle
direction iront les réformes ? Soit vers plus de répression,
soit vers plus de liberté. La balle est dans le camp du
gouvernement. &lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;img title=&quot;adrej.JPG, fév. 2012&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/Berlinale2012/.adrej_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Un grand merci à Tais &lt;span class=&quot;gI&quot;&gt;Gorkhover pour la traduction.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;gI&quot;&gt;Photos 1 (c) : &lt;/span&gt;Andrey Grayzev&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Photos 2 &amp;amp; 3 (c) : Marlena Cichoń&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;em&gt;Relisez l'interview de Oleg
Vorotnikov et Natalia Sokol,
deux membres de Voina, par Annie Rutherford, &lt;/em&gt;&lt;a style=&quot;font-style: italic;&quot; hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.cafebabel.fr/article/39511/voina-collectif-artistique-russe-flics-russie.html&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;em&gt; et &lt;/em&gt;&lt;a style=&quot;font-style: italic;&quot; hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.cafebabel.fr/article/39536/voina-activiste-russe-pas-sur-de-vivre-longtemps.html&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;em&gt;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Berlinale : &quot;L'avenir est plus brillant en Afrique qu'en Europe&quot;</title>
    <link>http://berlin.cafebabel.com/fr/post/2012/02/20/Berlinale-%3A-L-avenir-est-plus-brillant-en-Afrique-qu-en-Europe2</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:6c4082b674625fcbb88066395d3bec6e</guid>
    <pubDate>Mon, 20 Feb 2012 19:57:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Sergio</dc:creator>
        <category>Berlinale</category>
            
    <description>    &lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: italic;&quot;&gt;Satché est jeune et en bonne
santé, mais la mort a toqué à sa porte. Il ne
lui reste qu'un jour à vivre... Que faire ? Avec &quot;Aujourd'hui&quot;,
Alain Gomis porte un regard poétique sur notre rapport à
la vie, et à la mort. Un entretien sur le temps qui passe, la
vieille Europe et la nouvelle Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;strong&gt;Quel est le message derrière
cette mort subite ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Le film n'est pas un film à
message. Mais il présente la route d'un personnage vers son
présent. Il sent d'abord la peur mais, au fur et à
mesure qu'il se débarrasse de demain, il se rapproche du
présent, qu'il atteint et qui devient infini.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;strong&gt;S'agit-il d'une critique de notre
constante obsession pour le futur ? Est-ce quelque chose de
typiquement européen ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Non, je pense que c'est capitaliste. La
peur de la mort existe partout, et faire des choses, des fois, ça
nous empêche d'y penser [rires]. Dans une société
capitaliste, les gens sont maintenus en permanente activité.
Penser, entrer dans des relations plus profondes avec les gens, ça
ne fait pas d'argent.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;img title=&quot;auj.jpg, fév. 2012&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/Berlinale2012/.auj_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;strong&gt;Dans le film, on apprend que Satché
est parti aux Etats-Unis et en est revenu, sans qu'on apprenne
pourquoi. A-t-il vécu un échec ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Il n'est pas revenu suite à un
échec, mais parce qu'à un moment il a eu besoin d'être
dans un endroit où il pouvait s'identifier, où il
pouvait ne pas se poser de questions.
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;A l'étranger, on est parfois
plus libre, on n'a pas de compte à rendre. On doit respecter
les codes de la société pour ne pas finir en prison
[rires] mais on a moins forcé à suivre certaines règles
sociales. Chez soi, ne pas les suivre serait une vrai transgression.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pourtant, il rentre...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Oui, ca dépend des gens et des
périodes de la vie dans lesquelles on se trouve. Arrivé
un certain moment, on se dit «&amp;nbsp;dans cette terre est
enterré mon grand-père&amp;nbsp;». Cet enracinement
permet une forme de liberté. Etant jeune, on veut voir ce
qu'il se passe ailleurs. Après, les choses sont plus
intérieures, tu te rends compte que tu t'assois et que tu
voyages autant.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;img title=&quot;aIMG_2087_.jpg, fév. 2012&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/Berlinale2012/.aIMG_2087__m.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;strong&gt;Vous êtes né de parents
Sénégalais à Paris. Comment avez-vous découvert
le Sénégal ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-weight: medium&quot;&gt;Mon premier
contact avec le Sénégal a été avec ma
famille. On ne peut pas dire que j'ai découvert le Sénégal,
le Sénégal était là.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;strong&gt;Beaucoup d'immigrés
idéalisent leur pays d'origine. Avez-vous été
influencé par la vision du Sénégal qu'ont vos
parents ? &lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: medium&quot;&gt;On
idéalise un pays absent comme on idéalise un père
ou une mère. De toute manière, la relation qu'on a aux
choses ou aux personnes évolue avec le temps et l'expérience.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: medium&quot;&gt;Je
préfère les rapports humains au Sénégal,
mais je ne veux pas dire qu'ils sont meilleurs. Je peux changer
d'avis avec le temps, mais je m'y reconnais plus. Il y a un rapport
au temps, à la mort, à l'invisible et à
l'inconnu dans lequel je me sens beaucoup mieux. C'est une question
très personnelle, moins liée à l'identité
qu'à la personnalité. Mon frère ou ma soeur
peuvent avoir un autre avis.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;strong&gt;Satché est critiqué
pour être rentré des Etats-Unis. Est-ce une reproche
habituel au Sénégal ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Non, mais ça a pu l'être a
une époque pas si lointaine, où il était
difficile de comprendre pourquoi une personne qui avait eu la chance
de partir, veuille rentrer. Mais les choses ont changé
récemment. Chaque fois plus de gens rentrent.
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Il est difficile de généraliser
à la taille d'un continent où il y a d'immenses
disparités. Mais, bien que le chemin reste dur, l'avenir est
plus brillant en Afrique qu'en Europe. Il ne fait plus peur en
Afrique, alors que, maintenant, il fait peur en Europe.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;img title=&quot;aIMG_2101_.jpg, fév. 2012&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/Berlinale2012/.aIMG_2101__m.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un changement de paradigme ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Beaucoup de gens qui sont rentrés
vivent mieux que lorsqu'ils étaient à l'étranger.
Et je ne parle pas de ceux qui ont la chance d'appartenir a une
petite minorité de privilégiés. A Paris, deux
tiers du salaire des gens passe dans le loyer, on s'endette sur 30
ans pour avoir l'espace minimum de vie. Ca n'a pas de sens !&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Pour une personne qui a de quoi
commencer une petite affaire, il va être bien plus facile de se
lancer à Dakar qu'à Paris ou dans la plupart des villes
occidentales que je connais. On y asphyxie. Et pour réussir,
on essaye de trouver une idée à l'intérieur
d'une autre idée.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;strong&gt;Sentez-vous une certaine
frustration, une tension entre les gens en France, qui n'existe pas
ailleurs ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Pas entre les gens. Mais il y a une
tension, oui. Les pays européens sont des petits pays qui, de
façon étrange, ont eu a jouir sur le monde d'une
suprématie qui n'est pas représentative de leur taille
réelle. Aujourd'hui, le monde prend plus des dimensions
proportionnelles à ce qu'il est. La France ne représente
pas grand chose à côté de l'Inde. Alors, quand
l'Inde reprend sa taille réelle, évidemment, ca suscite
des craintes.
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;strong&gt;Etes-vous satisfait du film ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;L'insatisfaction par rapport à
un film est le moteur pour en faire un autre. Le personnage principal
du film dit à un moment : «&amp;nbsp;Je n'ai rien eu le
temps de faire&amp;nbsp;». On lui répond : «&amp;nbsp;Mais
qu'est-ce que tu voulais faire ? Qui a déjà fini
quelque chose ?&amp;nbsp;» Personne. Il y a un moment où on
arrête, c'est tout. Sans limite de temps ni d'argent, je peux
passer ma vie à refaire un film.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Photos : (1) Berlinale, (2) et (3) Katarzyna Świerc&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Berlinale : Amis journalistes, sommes-nous meilleurs que Christian Wulff ?</title>
    <link>http://berlin.cafebabel.com/fr/post/2012/02/19/Berlinale-%3A-Amis-journalistes%2C-sommes-nous-meilleurs-que-Christian-Wulff</link>
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    <pubDate>Sun, 19 Feb 2012 00:12:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Sergio</dc:creator>
        <category>Berlinale</category>
            
    <description>    &lt;em&gt;Wulff, Wulff, Wulff. Aujourd'hui à
la Berlinale, tout le monde n'avait que ce nom sur les lèvres
: «&amp;nbsp;Il a enfin démissionné !&amp;nbsp;»
«&amp;nbsp;Un tel président est une honte pour l'Allemagne
!&amp;nbsp;» «&amp;nbsp;Bon débarras !&amp;nbsp;» Les
journalistes se gargarisaient : enfin, le président honni
s'est retiré pour expier ses horribles pêchés. Je
vous passe le reste des réactions de la presse, que vous
pouvez lire &lt;/em&gt;&lt;a style=&quot;font-style: italic;&quot; hreflang=&quot;de&quot; href=&quot;http://www.spiegel.de/politik/deutschland/0,1518,816047,00.html&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;em&gt;. Mais que lui reproche-t-on, au juste ?
&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;En 2008, c'est à dire avant même
d'être président, Wulff aurait obtenu un crédit à
un taux très préférentiel de la part d'un
entrepreneur ami. En tant que ministre-président de
Basse-Saxe, il aurait en contrepartie invité cette personne à
l'accompagner lors d'un voyage officiel. Il aurait également
accepté des voyages tous frais payés de la part
d'autres manager et entrepreneurs. Des faveurs et relations qu'il n'a
pas mentionné lors de son investiture comme président.
Fin 2011, lorsque le Bild a pour la première fois formulé
ces reproches, Wulff aurait menacé le rédacteur en chef
du journal et tenté d'influencer sa couverture de l'affaire.
Après sa démission, une procédure a été
initiée contre Wulff pour trafic d'influence.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Si ces reproches se révèlent
fondés, Wulff se sera bien sûr révélé
indigne de son poste et aura mérité l'opprobre
populaire. Mais j'appelle chacun d'entre nous à examiner nos
habitudes avant de crier «&amp;nbsp;à l'échafaud&amp;nbsp;»,
particulièrement les journalistes. N'ait-ce pas une pratique
répandue que d'accepter des cadeaux de grandes marques afin,
soi-disant, d'écrire un papier dessus ? DVD, livres, CD et
entrées gratuites aux frais de la princesse. Et puis
&lt;a hreflang=&quot;de&quot; href=&quot;http://www.pressekonditionen.de&quot;&gt;www.pressekonditionen.de&lt;/a&gt; vous connaissez ? Ce site répertorie
tous les avantages et réductions que peuvent obtenir les
journalistes titulaires d'une carte de presse allemande. Belle
distance critique envers les entreprises. Bien sûr, personne
n'est obligé d'accepter ces cadeaux. Mais qui le fait vraiment
? «&amp;nbsp;Ah non, je ne vais pas entrer gratuitement dans cette
expo, je préfère payer mon entrée comme les
va-nu-pieds.&amp;nbsp;» Surréaliste.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Prenons un autre exemple, peut être
plus parlant : la Berlinale. Si vous avez de la chance, votre
rédaction vous paye vos papiers, ou au moins votre badge, un
sésame pour toute une variété d'avantages
auxquels le commun des mortels ne peut que rêver.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Vous pouvez quasiment voir tous
les films sans restriction et dans les plus beaux cinémas.
Pas besoin d'attendre pendant une heure (ou plus) pour acheter vos
places 6, 8, 12 ou 20 euro. Pour vous c'est gratuit !&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;br /&gt;&lt;li&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Et vous êtes parfois même
le premier à voir le film. Vive les projections presse du
mois de janvier !&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;br /&gt;&lt;ol start=&quot;3&quot;&gt;&lt;li&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Une séjour tout confort !
Espace Wifi spacieux, dizaines d'ordinateurs à disposition,
la presse quotidienne gratuite, eau minérale à volonté
et, cerise sur le gâteau : le sac de la Berlinale, gratuit lui
aussi, que tout accrédité s'empresse de porter
ostensiblement pour bien se distinguer du menu fretin. Spécial
dédicace à ceux qui portent leur badge constamment,
même lorsqu'il est complètement inutile, genre au MacDo
ou au Starbucks, mais ca fait important, «&amp;nbsp;je suis de la
presse, moi&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;br /&gt;&lt;li&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Le rapport aux réalisateurs,
acteurs et autres célébrités. En tant que
journaliste, vous avez un accès privilégié à
ces personnes. N'est ce pas un sentiment enivrant de pouvoir tutoyer
les stars ? Ou de voir leur film en avant-première et en leur
présence ?  Vous n'avez pas besoin d'attendre des heures dans
le froid pour les voir un bref instant. Et je vous passe
l'utilisation ridicule des prénoms : «&amp;nbsp;Brad est
vraiment trop sympa&amp;nbsp;» ou «&amp;nbsp;Angelina arrive a
trois heures&amp;nbsp;». Et puis, vous serez bien sûr invité
à la soirée open-bar organisée par l'équipe
PR du film, en présence exclusive des stars, naturellement.
&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Je propose donc l'invalidation de
toutes les critiques écrites durant la Berlinale par des
journalistes accrédités et exige leur démission
(la mienne y compris) !
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Plus sérieusement. Cette série
de cadeaux et d'avantages n'ont-ils pas un incidence sur nos articles
? Ne risque-ton pas d'être plus conciliant si nous voyons les
films dans des conditions qui ne correspondent pas à celles
dans lesquelles l'immense majorité du public les verra ?
Comment est-ce que nos lecteurs peuvent être assurés de
notre bonne foi ? Sommes-nous vraiment blanc comme neige, libre de
l'influence des organisateurs d'événements et de
l'économie en général, comme nous le prétendons
? Non, je ne le crois pas, mais il faut vivre avec et tenter de
garder son indépendance professionnelle tant que possible.
Oui, facile à dire...&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Déverser sa ire sur Wulff est
réconfortant, car nous nous distançons ainsi de telles
pratiques. Mais ces écarts avec l'éthique nous
concernent malheureusement tous. &lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;img title=&quot;wartende.jpg, fév. 2012&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/Berlinale2012/.wartende_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Photo : Katarzyna Świerc&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Berlinale : Quand la justice ferme les yeux</title>
    <link>http://berlin.cafebabel.com/fr/post/2012/02/18/Berlinale-%3A-Quand-la-justice-ferme-les-yeux2</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:94777a3f9e3317d55b165eefacac4652</guid>
    <pubDate>Sat, 18 Feb 2012 16:01:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Sergio</dc:creator>
        <category>Berlinale</category>
            
    <description>    &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: italic;&quot;&gt;Le 29 juin 1992, dans l'extrême
Est de l'Allemagne, un paysan découvre deux corps dans un
champ de maïs. À deux pas, la Pologne.
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Les deux victimes sont des citoyens
roumains de la communauté Rom, tués par des chasseurs
alors qu'ils venaient de traverser ce qui était à
l'époque la frontière Schengen. Quatre ans plus tard,
lors du procès, les chasseurs inculpés sont acquittés
pour manque de preuves.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;img title=&quot;mais.jpg, fév. 2012&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/fr/post/2012/02/18/public/berlin/Berlinale2012/.mais_m.jpg&quot; /&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Près de vingt ans plus tard,
Philip Scheffner a retracé les circonstances de ce drame. Il
s'est rendu en Roumanie pour rencontrer les familles des victimes et
les représentants de la communauté Rom affectée.
Nous découvrons ainsi que ces deux morts ont impliqué
comme souffrances à des personnes privées de toutes
ressources. Scheffner a aussi parler aux autorités allemandes,
aux gardes chasse responsables, médecins légistes,
porte-parole du parquet et avocats des chasseurs.
&lt;/p&gt;
&lt;br&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Dans ce documentaire, le réalisateur
cherche à se défaire du monopole de la narration. Il
demande à chaque intéressé comment, selon lui,
commencerait un film sur cette affaire, nous présentant ainsi
une multitude de voix narratives potentielles. Aussi, ce qu'il
présente au spectateur est souvent l'interlocuteur réécoutant
ses propres déclarations, pouvant ainsi les corriger ou les
compléter le cas échéant.&lt;/p&gt;
&lt;br&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;L'accessoire est réduit à
la portion congrue : pas de musique, absence d'effets de caméras
ou d'effets de style cinématographique surprenants. Le procédé
reste sobre, s'en tient aux faits et s'appuie sur les propos des
intervenants. L'interprétation du réalisateur reste au
second plan.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;img title=&quot;fils.jpg, fév. 2012&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/Berlinale2012/.fils_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;De ce traitement distancé,
rigoureux naît une relation de confiance avec le réalisateur.
La véracité du récit s'en voit renforcée.
Scheffner ne cherche pas à convaincre par l'artifice. Il
traite le spectateur en être doué de raison et se garde
bien de donner des vérités toute faites ou à
l'emporte pièce, il permet juste aux intéressés
et concernés de l'époque de s'exprimer, d'exposer les
faits, chacun à sa manière. Progressivement, les pièces
d'abord éparses du puzzle s'assemblent.&lt;/p&gt;
&lt;br&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;«&amp;nbsp;C'est chasseurs sont-ils
venus sciemment tuer des immigrés clandestins ?&amp;nbsp;»
La question fatidique, effroyable, ne sera jamais directement posée,
mais Scheffner la laisse s'insinuer dans l'esprit du spectateur, qui
formulera sa propre sentence, probablement très éloignée
de l'acquittement prononcé en 1996.&lt;/p&gt;
&lt;br&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Le parti pris  de ne pas faire un film
militant mais de présenter un procès verbal de
laffaire, est le bienvenu. Mais cela éveille aussi une
interrogation. Quelle est la motivation du réalisateur,
au-delà  du rétablissement de la dignité des
victimes ? Contre qui porte-t-il son grief ? Contre la politique de
frontières de l'UE ? Scheffner évoque bien le chiffre
de 14 000 morts aux frontières de l'UE entre 1988 et 2009,
avancé par l'ONG Fortress Europe. Contre l'inefficacité
de la justice lorsqu'il s'agit de condamner un meurtre raciste ? Ou
contre ces chasseurs, méprisant la dignité humaine ?
Probablement les trois.&lt;/p&gt;
&lt;br&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;em&gt;Revision&lt;/em&gt; est un documentaire fort,
précis, implacable, qui présente au grand public une
affaire de crime raciste dont la justice allemande a bâclé
l'instruction. Alors que l'Allemagne tente de comprendre comment un
trio d'assassins néonazis a pu agir pendant près d'une
décennie en toute impunité, ce film vient alourdir
l'acte d'accusation.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Photos : Berlinale &lt;br /&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Berlinale : Tabu, un roman d’amour(s)</title>
    <link>http://berlin.cafebabel.com/fr/post/2012/02/15/Berlinale-%3A-Tabu%2C-un-roman-d%E2%80%99amour%28s%292</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:f32c5fea18125f5c3b32dfc96c60ebe9</guid>
    <pubDate>Wed, 15 Feb 2012 18:49:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Sergio</dc:creator>
        <category>Berlinale</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;par Julien Marsa&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici assurément l’un des grands films de la compétition
officielle. Tourné en format 4/3 et en noir et blanc, pour une
relecture sous forme d’hommage aux codes du muet (avec une
référence, à travers le titre du film, au cinéma
de Murnau), &lt;em&gt;Tabu&lt;/em&gt; est une formidable boîte à
histoires.&lt;/p&gt;&lt;br&gt;
&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;tabu.jpg, fév. 2012&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/Berlinale2012/.tabu_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br&gt;
&lt;p&gt;Comme un lointain cousin des &lt;em&gt;Mystères
de Lisbonn&lt;/em&gt;e de Raul Ruiz, Miguel Gomes se permet d’emboîter
les récits comme une chaîne continue pour mieux plonger
dans une matière fantasmatique de cinéma. La narration
se tisse au gré des histoires que le cinéaste raconte,
mais aussi et surtout à travers celles que les personnages se
racontent. Gomes déploie avec une liberté folle tout un
formidable éventail de régimes de récits
(histoires rapportées par les personnages, film dans le film,
lettres, livres, légendes ou contes, prophéties…),
pour un émerveillement romanesque de tous les instants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Délices du récit&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film est divisé en deux parties (Le paradis perdu / Le
paradis), et conte le parcours d’une vieille femme mourante (Madame
«&amp;nbsp;Aurora&amp;nbsp;», référence quand tu
nous tiens !) dont un ancien amant viendra raconter, suite à
son décès, le récit de leur amour de jeunesse.
La première partie est donc un assemblage poétique
urbain, qui laisse entrevoir un spectre de possibles narratifs très
large, sans jamais les refermer, les laissant en suspens pour les
reprendre (ou non) par la suite. Cette première partie décrit
les aspirations de l’entourage de la vieille dame et sa fin de vie,
avant de tomber, en deuxième partie, dans l’extraordinaire
plongée au cœur de l’Afrique coloniale, théâtre
des amours contrariées entre Aurora et son amant Gianluca
Ventura.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce paradis perdu qui constitue la première partie du film
est une tranche de vie(s) sur un mode quelque peu absurde, tantôt
drôle, émouvant et cruel, où Miguel Gomes procède
par légers décalages de mise en scène (des
lumières qui clignotent, telles des guirlandes dans
l’arrière-plan d’un couloir d’hôpital ; un plan
qui démarre sur un chien posté à une fenêtre),
dans des élans poétiques que le noir et blanc vient
sublimer. Il développe ainsi une très belle évocation
de la vieillesse, de la solitude et du passage du temps, sur un mode
nostalgique dont l’aspect suranné en fait le charme fou.&lt;/p&gt;&lt;br&gt;
&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;tabu2.jpg, fév. 2012&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/Berlinale2012/.tabu2_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les mystères de l’Afrique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le basculement dans les différentes histoires semées
ici et là par le récit, se fait de manière
particulièrement inventive et naturelle (une photo figure une
salle d’attente dans une maison de retraite&amp;nbsp;; l’instant
d’après, nous y sommes, par un raccord dans l’axe qui
investit le personnage dans le cadre). De fait, ce qui est raconté
n’est pas une simple digression, mais devient la matière-même
du film. C’est ainsi que l’on plonge dans la deuxième
partie&amp;nbsp;: Ventura raconte l’histoire de la jeunesse d’Aurora
à ses amies, et cela devient l’histoire du film.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme une belle remise en perspective d’une fin de vie, «&amp;nbsp;Le
paradis&amp;nbsp;» est surtout une époustouflante expérience
de cinéma, un mélange d’images qui pourraient à
la fois provenir d’un documentaire sur l’Afrique, d’archives
filmiques personnelles, tout en y mêlant une dimension de drame
romanesque. Le travail sur le son est également remarquable,
par la façon dont il revisite les conventions du muet&amp;nbsp;:
ici, tout est raconté en voix off par Ventura, car la parole
des personnages qu’ils furent, avec Aurora, est tout simplement
perdue à jamais, comme un écho troublant à la
nostalgie évoquée dans la première partie du
film. Il ne reste plus que le son d’ambiance de la jungle
africaine, tel un vide effrayant dont les mots de l’époque
sont bannis, et quelques vieux tubes musicaux dont la charge
émotionnelle suffit à évoquer la déchirure
de la séparation des deux amants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est d’ailleurs à travers un remarquable travail sur
le renouvellement du récit que Gomes réussit à
faire mouche, comme un conte dont les différents épisodes
se répondent entre eux. Les digressions de la vieille Aurora,
prises comme des signes de démence sénile par ses
amies, sont par exemple le tissu qui constitue une partie de la
mythologie du récit africain. Mais il n’est pas forcément
nécessaire de jouer au jeu des correspondances pour goûter
aux charmes de &lt;em&gt;Tabu&lt;/em&gt;, qui vont au-delà même de
toutes ces considérations cinématographiques.&lt;/p&gt;
&lt;em&gt;Un texte publié sur le site de notre partenaire, &lt;/em&gt;&lt;a style=&quot;font-style: italic;&quot; href=&quot;http://www.critic.de/berlinale-im-dialog/&quot;&gt;Berlinale im Dialog&lt;/a&gt;&lt;em&gt;, le blog franco-allemand de l'OFAJ sur la Berlinale.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.critic.de/berlinale-im-dialog/&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Banner alle.fh10, fév. 2012&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/Berlinale2012/.Banner468-x-60_RGB1_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Photos : Berlinale</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Berlinale : C'est Angelina, pas Angie !</title>
    <link>http://berlin.cafebabel.com/fr/post/2012/02/14/Berlinale-%3A-C-est-Angelina%2C-pas-Angie-%212</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:154a16afc92cb796b2bf49d8545c71d3</guid>
    <pubDate>Tue, 14 Feb 2012 10:57:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Sergio</dc:creator>
        <category>Berlinale</category>
            
    <description>    L'année dernière, c'est Angie qui honorait la Berlinale de sa présence... Mais cette fois c'est Angelina qui fait le déplacement pour présenter son premier film, &lt;span dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;em&gt;In the Land of Blood and Honey&lt;/em&gt;. Et on ne va pas s'en plaindre ! Elle s'est adonnée au traditionel photoshooting aux côtés des acteurs du film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img title=&quot;aIMG_2010.jpg, fév. 2012&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/Berlinale2012/.aIMG_2010_m.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img title=&quot;aIMG_1954.jpg, fév. 2012&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/Berlinale2012/.aIMG_1954_m.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img title=&quot;aIMG_1934.jpg, fév. 2012&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/Berlinale2012/.aIMG_1934_m.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img title=&quot;aIMG_1995.jpg, fév. 2012&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/Berlinale2012/.aIMG_1995_m.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et que fait-ton en attendant la star ? &lt;a hreflang=&quot;de&quot; href=&quot;http://berlin.cafebabel.com/de/post/2012/02/13/Berlinale%3A-Warten-auf-Angelina3&quot;&gt;Le regard de Sandra sur l'hystérie Brangelina...&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fotos : &lt;/span&gt;Katarzyna Swierc&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Berlinale : Barbara, heureuse en RDA?</title>
    <link>http://berlin.cafebabel.com/fr/post/2012/02/13/Berlinale-%3A-Barbara%2C-heureuse-en-RDA2</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:fe0fa84f6c808fba0b792d4498214328</guid>
    <pubDate>Mon, 13 Feb 2012 09:18:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Sergio</dc:creator>
        <category>Berlinale</category>
            
    <description>    Impossible. En cet été 1980, Barbara
(Nina Hoss) vient d'être mutée de force au fin fond du pays. Cette
talentueuse médecin qui officiait jusqu'alors à la Charité, le
meilleur hôpital d'Allemagne de l'Est, a eu le tort de déposer une
demande de départ définitif vers l'ouest, où elle veut retrouver
son mari. Humiliée par la Stasi qui la soumet à des contrôles
dégradants, Barbara, en sursis, prend ses distances avec un
environnement qu'elle considère temporaire. Cependant, elle découvre
qu'on a aussi besoin d'elle ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img title=&quot;20122349_1.jpg, fév. 2012&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/Berlinale2012/.20122349_1_m.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Christian Petzold explore dans
«&amp;nbsp;Barbara&amp;nbsp;» les rapports versatiles qu'entretenaient les
citoyens de la RDA avec les autorités du pays. Posant au début du
film un cadre où les rôles entre «&amp;nbsp;bons&amp;nbsp;» et
«&amp;nbsp;méchants&amp;nbsp;» sont clairement définis, il le dépasse
progressivement et illustre la diversité des destins des Allemands
de l'est, qu'un manichéisme étroit ne pourrait décrire. Etre
heureuse en RDA ? Le «&amp;nbsp;non&amp;nbsp;» catégorique de Barbara
s'étiole au cours du film.
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Se doute qui entre progressivement en
elle n'est pas le fruit d'une réflexion idéologique, mais la
réaction d'une personne qui se sent utile à ses patients qu'elle
sait réconforter. Partir signifierait les laisser à la merci d'un
environnement dur, d'un hôpital aux méthodes parfois carcérales,
des erreurs de diagnostic.
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Mais c'est aussi le résultat d'une
rencontre. André (Ronald Zehrfeld), le médecin principal de cette
clinique, qui aux yeux de Barbara ne cherche qu'à rapporter ses
faits et gestes aux autorités, se révèle être d'une nature plus
profonde. De par son métier de médecin qu'il accompli en toute
intégrité, au delà de la position sociale de ses patients et de
leurs opinions, il fait découvrir à Barbara qu'il est malgré tout
possible de garder une forme de dignité dans ce système. Oui, il
collabore bien avec la Stasi. Mais est-ce bien de l'information ou de
la désinformation qu'il lui livre ?&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Ce n'est pas un hasard si le personnage
de Barbara porte le nom de famille «&amp;nbsp;Wolff&amp;nbsp;», à l'instar
de Christa Wolf, l'écrivain d'Allemagne de l'Est récemment décédée.
Cette femme-courage dissidente fut durement critiquée par les
écrivains ouest-allemands après la réunification et la révélation
de son travail d'informatrice pour la Stasi. Christa Wolff a toujours
maintenu n'avoir communiqué que des informations favorables aux
personnes surveillées.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;img title=&quot;20122349_3.jpg, fév. 2012&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/Berlinale2012/.20122349_3_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Comme le montre le film de Petzold, les
citoyens de cette dictature peuvent être difficilement condamnés en
bloc. Concéder des étiquettes de résistant ou de sympathisant est
très délicat. Comme dans tout système, le quotidien a été fait
de compromis entre l'idéal de justice désiré et la triste réalité.
Si de nombreux esprits libres choisirent de rester en RDA malgré
toutes ses contradictions, ce n'est pas par loyauté à un système
qu'ils abhorraient, mais parce qu'une forme de vie digne leur y
paraissait possible. Peut-être était-il même possible d'y être
heureux.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Malgré un scénario parfois
prévisible, Christian Petzold signe une oeuvre forte et juste, qui
s'éloigne du traitement habituel réservé à la RDA au cinéma. De
par une mise en scène soignée et grâce à des acteurs alternant
savamment réserve et légèreté «&amp;nbsp;Barbara&amp;nbsp;» convainc,
et a toutes ses chances pour l'Ours d'argent.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Photos : Hans Fromm © Piffl Medien&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Berlinale : Juliette Binoche, étincelante</title>
    <link>http://berlin.cafebabel.com/fr/post/2012/02/12/Berlinale-%3A-Juliette-Binoche%2C-%C3%A9tincelante</link>
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    <pubDate>Sun, 12 Feb 2012 00:09:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Sergio</dc:creator>
        <category>Berlinale</category>
            
    <description>    Peu après la projection du film &quot;Elles&quot;, dont elle tient le premier rôle, Juliette Binoche a captivé les photographes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une galerie de photos signées &lt;em&gt;Katarzyna Swierc&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img title=&quot;aIMG_1742.jpg, fév. 2012&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/Berlinale2012/.aIMG_1742_m.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img title=&quot;aIMG_1750.jpg, fév. 2012&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/Berlinale2012/.aIMG_1750_m.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img title=&quot;aIMG_1763.jpg, fév. 2012&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/Berlinale2012/.aIMG_1763_m.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img title=&quot;Andrzej_Chyra__J._Binochet__Joanna_Kulig2.jpg, fév. 2012&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/Berlinale2012/.Andrzej_Chyra__J._Binochet__Joanna_Kulig2_m.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Aux côtés d'Andrzej Chyra et Joanna Kulig.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img title=&quot;aIMG_1595.jpg, fév. 2012&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/Berlinale2012/.aIMG_1595_m.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec Małgorzata Szumowska (centre), réalisatrice de &quot;Elles&quot;, et les principaux acteurs du film, dont vous pouvez consulter la critique par Jacopo Franchi : &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.cafebabel.fr/article/40159/jeunes-etudiantes-vendre-elles.html&quot;&gt;Jeunes, étudiantes, à vendre : « Elles » &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Berlinale : du froid sibérien aux révolutions arabes</title>
    <link>http://berlin.cafebabel.com/fr/post/2012/02/10/Berlinale-%3A-du-froid-sib%C3%A9rien-aux-r%C3%A9volutions-arabes3</link>
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    <pubDate>Fri, 10 Feb 2012 17:59:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Sergio</dc:creator>
        <category>Berlinale</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;
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&lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 10]&gt;
&lt;![endif]--&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style:
normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-ansi-language:FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;L'anticyclone s'est bien
installé sur Berlin. Depuis quelques jours, la température ambiante oscille
entre -5 et -15 degrés. Mais cela n'arrête pas le public de la &lt;strong&gt;Berlinale&lt;/strong&gt;.
Diverses techniques de survie passées au crible.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-ansi-language:FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Les courageux bravent le froid dès la première
heure pour atteindre un guichet de vente et obtenir le fameux Graal, un ticket
pour un film en avant-première mondiale. Les voilà prostrés dans ce centre commercial,
chauffé heureusement, à l'affût de l'ouverture de la première caisse. «&amp;nbsp;Au
moins ici, on est au chaud&amp;nbsp;», nous dit une cinéphile berlinoise. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.0001pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;img title=&quot;aIMG_1308.jpg, fév. 2012&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block; width: 349px; height: 232px;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/Berlinale2012/.aIMG_1308_m.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.0001pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Ce n'est pas ce que risque de dire les armées de
photographes à l'extérieur, qui attendent patiemment de faire crépiter leurs flash.
Pas de doute, leurs dents grelottent. Peut-être que le passage de &lt;strong&gt;Virginie
Ledoyen &lt;/strong&gt;hier aura su leur réchauffer le cœur ? Rien n’est moins sûr, au vu
de leurs fréquents passages en studio, voire au Macdo. On sent le froid mordre
et se glisser sous les vêtements. Pas un temps à mettre un chien dehors.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.0001pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;img title=&quot;aIMG_1805.jpg, fév. 2012&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block; width: 357px; height: 246px;&quot; alt=&quot;
&quot; src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/Berlinale2012/.aIMG_1805_m.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;h3 style=&quot; margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style:
normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-ansi-language:FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Grand froid ? Même pas peur
!&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.0001pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Mais les inconditionnels venus observer le passage
de leurs acteurs et actrices favoris semblent loin de s’en préoccuper. C'est
peut-être parce qu'en plus de porter trois couches de pulls, gants et bonnet,
ils sirotent un petit Glühwein, un vin chaud de Noël, qui fait de la résistance
cette année.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-ansi-language:FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;img title=&quot;aIMG_1783bw.jpg, fév. 2012&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block; width: 368px; height: 240px;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/Berlinale2012/.aIMG_1783bw_m.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h3 style=&quot;  margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style:
normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-ansi-language:FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Un antigel à toute épreuve&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-ansi-language:FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Mais la technique antigel imparable est d’une
nature plus profonde : choisissez judicieusement les films à voir. La Berlinale
est parfois un peu lente à la détente, mais cette fois, elle ne semble pas
avoir raté l'éclosion du Printemps arabe, c’eût été inexcusable. Ce festival se
déroulant autrefois dans un Berlin-Ouest complètement entouré du fameux Mur veut
être à la hauteur de sa réputation, parfois remise en cause, de festival engagé
pour la défense de la liberté et des droits individuels. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-ansi-language:FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Ce n'est pas un hasard si le film d'ouverture, &lt;strong&gt;Les
adieux à la reine&lt;/strong&gt; de &lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight:normal&quot;&gt;Benoît Jacquot&lt;/strong&gt;,
se déroule dans les premiers jours de la Révolution française, dans une cours
royale qui, prise de panique, élabore des plans de fuite. Ambiance fin de règne
garantie. L'allusion est claire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-ansi-language:FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Pas de doute, vous ne trouverez pas de trace du
printemps à Berlin, qu'il soit météorologique ou politique, mais vous ne
raterez pas le sirocco cinématographique, qui souffle généreusement sur
l'édition de cette année. Un vent du sud esthétique d’abord. Une pelleté de
films à la lumière chaleureuse, où les pins côtoient les cyprès, et où des
acteurs en manches courtes nous rappellent que le climat peut aussi être clément.
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h3 style=&quot; margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style:
normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-ansi-language:FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Un peu de soleil dans ce
monde de brutes&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.0001pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;mso-ansi-language:FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;The Last Friday&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt; (Forum) de &lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight:normal&quot;&gt;Yahya
Alabdallah&lt;/strong&gt; est l'un d'eux. Les images sont d'une beauté exceptionnelle et
la mise en scène très juste. Mais au-delà d’une esthétique réussie, le film
traite le sujet plus grave d’un chauffeur de taxi à la dérive, aux prises avec
des problèmes familiaux, dépendant d’un emploi qu’il veut fuir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.0001pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;img title=&quot;lastfriday.jpg, fév. 2012&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/Berlinale2012/.lastfriday_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.0001pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Le film reste à distance du Printemps arabe. Si le
protagoniste est informé fortuitement des événements par une télévision incidemment
allumée, il les observe avec indifférence. Ses problèmes sont à des années
lumières du départ de &lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight:normal&quot;&gt;Moubarak&lt;/strong&gt; et de
la révolution égyptienne. Une manière d’en relativiser la portée,&amp;nbsp;dans ce
film cofinancé par les Emirats Arabe Unis et la Jordanie&amp;nbsp;? Ou plutôt de
montrer comment un quotidien aliénant peut anesthésier toute idée de
révolte&amp;nbsp;? &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-ansi-language:FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;img title=&quot;mubarak.jpg, fév. 2012&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/Berlinale2012/.mubarak_m.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h3 style=&quot; margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style:
normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-ansi-language:FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Un air de révolution &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-ansi-language:FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;D’autres films offrent une place plus importante à
la rébellion. &lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight:normal&quot;&gt;World of Witness&lt;/strong&gt;
(Panorama) de &lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight:normal&quot;&gt;Mai Iskander&lt;/strong&gt; suit le
quotidien d’une jeune Egyptienne qui rejoint les manifestations de la place
Tahrir et qui cherche à faire comprendre ses convictions à son entourage, à sa
famille, regardant ses activités d’un œil désapprobateur. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.0001pt;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight:
normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-ansi-language:FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Reporting a revolution&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt; (Berlinale Special) de &lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight:normal&quot;&gt;Bassam Mortada&lt;/strong&gt; est également un
documentaire sur les débuts de la révolution égyptienne. En l’espace d’une
heure, il dresse le portrait de six jeunes reporters, de leur travail pour
faire partager, pour documenter l’évolution de cette révolution partie d’une
révolte sans leaders. Le film témoigne des dangers qu’ils eurent à endurer pour
contribuer à l’apparition d’une presse libre dans leur pays.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-ansi-language:FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;img title=&quot;indginados.jpg, fév. 2012&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/Berlinale2012/.indginados_m.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-ansi-language:FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Et &lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight:normal&quot;&gt;Tony
Gatlif &lt;/strong&gt;nous le confirme avec &lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight:normal&quot;&gt;Indignados&lt;/strong&gt;
(Panorama), un souffle du sirocco révolutionnaire a bien traversé la Méditerranée.
C’est peut être lui qui a porté cette jeune réfugiée africaine, Betty, qui
découvre un Europe du sud qui bouillonne, marquée par l’indignation face à une situation
économique difficile, aux espoirs trahis.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.0001pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;En tout cas, à la Berlinale, chacun a sa façon de
fuir le froid.&lt;span style=&quot;mso-spacerun:yes&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Il reste que le public
berlinois va très probablement se laisser séduire par le sirroco africain et
fuir le froid omniprésent. Gardons quand même à l’esprit que ce choix si facile
ici, est loin d’être aisé ailleurs, où le vent de révolte du printemps arabe reste
victime de l’oppression, soutenue par des forces, elles aussi, venues du grand froid
sibérien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
Images (c) : &lt;br /&gt;1,2,3 Katarzyna Świerc&lt;br /&gt;4,5,6 Berlinale&lt;br /&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-ansi-language:FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Berlinale : La ruée vers l'or</title>
    <link>http://berlin.cafebabel.com/fr/post/2012/02/09/Berlinale-%3A-La-ru%C3%A9e-vers-l-or</link>
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    <pubDate>Thu, 09 Feb 2012 18:51:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Sergio</dc:creator>
        <category>Berlinale</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;em&gt;Babéliennes, babéliens, soyez les bienvenus sur notre modeste blog berlinois qui l’espace d’une semaine va vous en faire voir de toutes les couleurs. Plus que d’habitude, cela va sans dire.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh oui, comme chaque année, fidèles au poste, nous vous proposons notre vision bien européano-transnationale de l’un des événements phares de l’actualité cinématographique : la Berlinale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car avec ces 62 ans au compteur cette grande dame est d’un âge qui inspire le respect, mais qui peu nous laisser dubitatif sur sa capacité à nous surprendre. Que cela ne tienne ! La Berliner Team est là pour la passer sur le grill et en soutirer tous les meilleurs plans, films confidentiels, pépites et perles rares que le cinéma dissémine ca et là au hasard des festivals.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, bonne lecture !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;La bande des babélo-berlinois.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : Ouh, minute papillon ! J’ai failli oublier ! Grâce à notre gentil partenaire l’&lt;a hreflang=&quot;de&quot; href=&quot;http://www.dfjw.org/&quot;&gt;OFAJ&lt;/a&gt; et son site &lt;a hreflang=&quot;de&quot; href=&quot;http://www.critic.de/berlinale-im-dialog/&quot;&gt;Berlinale im Dialog&lt;/a&gt;, nos lecteurs ont la chance rêvée, unique, exceptionnelle, inouïe… de gagner des places pour quelques films. On m’informe d’ailleurs en communiqué express que deux places attendent un gagnant, pour le film « Aujourd’hui » d’Alain Gomis, demain (vendredi, non, pas aujourd’hui) à 16.30 au Berlinale Palast. Avis aux amateurs : &lt;a href=&quot;mailto:berlin@cafebabel.com&quot;&gt;berlin@cafebabel.com&lt;/a&gt;. En voilà un bon filon !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;aIMG_1346.jpg, fév. 2012&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/Berlinale2012/.aIMG_1346_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal; font-style: italic;&quot;&gt;Deux membres du jury complétement surmenés : &quot; - J'en peux plus Charlotte. Toutes ces interviews, ces projections... c'est d'un ennui. - T'en fais pas Jake, les gars de Cafebabel nous invitent à prendre un verre, ca va swinger ! - Tu crois&amp;nbsp; ? - J'en suis sûre !&quot;&lt;/span&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;(c) photo&lt;span class=&quot;profileName fn ginormousProfileName fwb&quot;&gt; : Katarzyna Swierc&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Quand la guerre se met au vert – Visite à l’aéroport de Gatow</title>
    <link>http://berlin.cafebabel.com/fr/post/2012/02/08/Quand-la-guerre-se-met-au-vert-%E2%80%93-Visite-%C3%A0-l%E2%80%99a%C3%A9roport-de-Gatow</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:fdbff4ce7ff8ecb3eddb43723c45032e</guid>
    <pubDate>Wed, 08 Feb 2012 12:22:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>sebastien</dc:creator>
        <category>Article</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;par Christiane Lötsch - traduction Sébastien Vannier&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Deuxième épisode de notre série sur les aéroports berlinois.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les aéroports berlinois constituent toujours le terminus d’une ligne de U-Bahn ou de S-Bahn et ne sont pas, par principe, à moins d’une heure de trajet. C’est ce que Sébastien nous appris lors de la première partie de notre série sur les aéroports berlinois. Même en tant que vraie Berlinoise, je ne pouvais pas dire où se trouve exactement Gatow. Quelque part à l’Ouest en tout cas et comme on dit ici, Jott Wee Dee (dans la pampa). Un petit clic sur le site des transports berlinois me donne une première indication : A la fin du métro U7 puis encore 20 minutes de trajet avec le bus à travers les champs de Kladow.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Un aéroport à Gatow ? J’ai d’abord cru à une blague. Mais un ami m’a assuré que, quand on part de Tegel en direction du Sud, on peut voir une étrange tâche vide au milieu de nulle part. Ce n’est pas la première fois qu’on verrait quelque chose d’étrange à Berlin, mais restons en aux faits : Le régime national-socialiste a compris l’aéroport de Gatow en 1935, Hitler l’a inauguré personnellement et l’utilisait régulièrement pour ses vols vers Berchtesgaden.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nach dem Zweiten Weltkrieg tauschten die Russen den Flughafen gegen andere Gebiete mit den Briten, die dem Ort den klingenden und vollkommen übertriebenen Namen „Royal Airforce Gatow“ gaben. Während der Luftbrücke 1948 brachten die britischen Alliierten über Gatow bis zu tausend Tonnen Lebensmittel pro Tag in die Stadt. 1994 zogen die Alliierten aus Berlin ab – der Flugplatz wurde geschlossen.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après la Seconde Guerre mondiale, les Russes ont échangé l’aéroport avec les Anglais contre un autre territoire. Ceux-ci ont donné lieu le titre clinquant et complètement exagéré de « Royal Airforce Gatow ». Pendant le pont aérien de 1948, les alliés britanniques ont fait transporté vers Gatow des dizaines de tonnes de nourritures par jour. En 1994, les Alliés se sont retirés de Berlin, l’aéroport a été fermé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et aujourd’hui ? En ce dimanche après-midi, glacial mais ensoleillé, les habitants des maisons du coin sont de sortie et profitent des larges pistes pour faire du roller ou du skate . Il ne manque plus que les cerf-volants de toutes les couleurs et les joueurs de foot et je pourrais croire que je suis à Tempelhof. Mais en fait non, un détail important fait la différence.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur les pistes apparaissent bucoliquement des systèmes de défense anti-missiles à côté d’avions de combat de tout genre. Ce qui a le don de réaliser les rêves d’enfants de mes accompagnateurs (masculins). Leurs noms assez indéchiffrables comme MIG, SUCHOI ou encore MIL-MI rappellent qu’ils viennent de Russie. Dans le hall 7, le musée de l’armée de l’air montre leurs histoires, dès débuts à aujourd’hui. Et je me demande comment la Bundeswehr fait pour obtenir autant de place dans le seul but de son auto-admiration. Nous avons même droit à un soldat, prêt à répondre aux questions des visiteurs sur les « les mesures de représailles » et sur « l’équilibre de la terreur  ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je ne me sens pas vraiment bien. Les hélicoptères, les bombes de chasses ou les anti-missiles ont peut-être l’air mignons à la lumière du soleil en cet après-midi, ils n’en ont pas moins été mortels lorsqu’ils étaient encore en service. Mais de cela, pas de trace dans l’exposition. Notre escapade bucolique de ce dimanche après-midi touche à sa fin.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Plaidoyer égoïste pour le maintien de Tegel</title>
    <link>http://berlin.cafebabel.com/fr/post/2012/01/16/Plaidoyer-%C3%A9go%C3%AFste-pour-le-maintien-de-Tegel</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:db6d09ddba47b78fd011a73fdb10634f</guid>
    <pubDate>Mon, 16 Jan 2012 09:53:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Christiane</dc:creator>
        <category>Article</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;em&gt;Sébastien Vannier&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’aéroport berlinois de Tegel va fermer. C’est nul. Mais mon petit plaidoyer subjectif et dénué de toute justification raisonnable pourra-t-il provoquer un revirement de situation ? Rien n’est moins sûr.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le 2 juin arrive. Tous les jours un peu plus vite. Pas que j’étais pas informé, mais c’est comme ça, je ne m’y fais pas. Ce jour-là, cette nuit-là pour être précis, l’aéroport de Tegel va fermer ses portes coulissantes. Ça me fait particulièrement ch… et je vais vous dire pourquoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/Berliner_Flughafen/.TXLVorfeld_alternative_m.jpg&quot; alt=&quot;Tegel_1&quot; title=&quot;Tegel_1, _Jan 2012&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
Foto: Günter Wicker (Photur), Berliner Flughäfen, 2008&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D’abord, parce que c’est la première chose que j’ai vu de Berlin lors de ma première visite. C’était une époque où j’étais jeune. Où la France était championne du monde de foot et où la gauche était au gouvernement en France et en Allemagne (ouais, ouais, j’en vois déjà qui calculent. Ça fait loin, c’est tout). Pas que je sois nostalgique, mais quand même, c’était ma première fois. A Berlin.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;GD pour Grand Deux : Tegel, c’est mon aéroport. On oublie Tempelhof que je n’ai jamais vraiment connu qu’une fois hors service. Moi, ich bin ein Weddinger. Wedding (prononcer védïng), c’est le quartier pas boboisé du Nord de la ville. Donc, les avions, j’en vois passer une palanquée par jour. En me penchant un peu, je pourrais dire si le mec à la cravate du 23F a pris un gâteau sucré ou salé. Si la concordance des temps et du trafic est à son optimum, il me faut 18 minutes, record à battre, pour aller à l’aéroport. Quand tu es à la bourre pour partir (pfff, moi, jamais !), ou complètement crevé pour revenir, c’est quand même assez génial. Et non, mes murs et mes tympans ne sont pas fissurés par le bruit.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;PT pour Point Three : Tegel est un aéroport à taille humaine. ça veut rien dire, mais je le dis quand même. Pas d’interminables couloirs (je vise personne, suivez mon regard) pour rejoindre le Hall 2D et le Hall 2F qu’est en théorie juste à côté. Pas des heures d’attente pour avoir des sueurs froides que ton bagage, il arrive pas.
Q pour quatrièmement : en plus, c’est quand même l’aéroport français de Berlin, Tegel. Je suis pas nationaliste pour un sou, mais quand tu vas chercher des potes français et que tu passes en bus devant la « Rue Aristide Briand » ou le cinéma « L’Aiglon », ca facilite la transition quand même. Pas comme l’autre aéroport où la première affiche que tu vois, c’est « kriminelle Ausländer, raus ! ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/Berliner_Flughafen/.TXLAnzeigetafel_alternative_m.jpg&quot; alt=&quot;Tegel_2&quot; title=&quot;Tegel_2, _Jan 2012&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
Foto: Günter Wicker (Photur), Berliner Flughäfen, 2008&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On y arrive à l’autre aéroport. Parce que c’est bien beau de faire une éloge complètement subjective sans avancer un seul argument raisonnablement potable, mais autant continuer en tapant gratuitement et toujours sans preuve qui tienne la route sur le dos des adversaires.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Schönefeld ? Une blague, vous dis-je. D’abord, Schönefeld, c’est le terminus d’un S-Bahn. Et ceux qui connaissent Berlin comprendront : le terminus d’un S-Bahn, c’est la fin du monde. Comme Erkner. Ou Heningsdorf. Des noms qui sonnent comme des légendes urbaines. Tout le monde connaît parce que c’est marqué sur les panneaux dans les gares, mais personne n’y ai jamais vraiment allé. Donc Schönefeld, c’est au bout du monde. Surtout quand tu viens de Wedding. Si tu as une concordance des temps et du trafic sub-optimal, c’est 1h45 de trajet. Et quand tu as fait cette expérience paranormale de mettre plus de temps pour faire Berlin-Berlin que Paris-Berlin, tu entres dans une profonde dépression spatio-temporelle. Puis, moi, je dis « quand le trafic marche bien ». Ca, c’est une question de définition. Parce que pour aller à Schönefeld, on sait qu’il va y avoir une embûche. Un petit Pendelverkehr de derrière les fagots. Un câble volé sur la voie. Bref, la vie normale du S-Bahn.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vous rigolez, mais imaginez la situation : Visite venue de France. Avion d’une compagnie à bas prix dont je ne citerais pas le nom. Donc, horaires pourris. Disons, arrivée à 22H40 à Berlin. Retard compris (quoi, quel retard, mais non), 23h15. « Dis, tu viens me chercher ? ». Vous faites 3h de trajet, le S-Bahn est en panne et en grève, le U-Bahn, c’est arrêté, vous vous prenez un double-Ersatzverkehr en ippon dans les gencives et en plus, il pleut. Vous passez un week-end de merde car vous avez pas dormi, vous avez attrapé la crève à attendre le bus et vous rayez votre ami de votre liste Facebook. Et oui, c’est ça la réalité brutale de Schönefeld. Quoi, j’exagère ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/Berliner_Flughafen/.SXFLowCost_alternative_m.jpg&quot; alt=&quot;SXFLowCost_alternative.jpg&quot; title=&quot;SXFLowCost_alternative.jpg, _Jan 2012&quot; /&gt;
Günter Wicker (Photur), Berliner Flughäfen, 2006&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et puis, vous y croyez vraiment que ce sera prêt le 3 juin, vous ? Moi non, mais de toutes façons, je suis de mauvaise foi, vous l’aurez compris. Parce que c’est Berlin, parce que c’est Schönefeld, ça va foirer, je vous le dis. La piste sera trop courte, les escalators trop raides, les sièges trop lounge et la tour de contrôle trop de travers, les portiques de sécurité pas assez larges. Bref, je le sens.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et puis quoi ? Qu’est-ce qu’on fera d’un nouvel aéroport vide, nous ? Du cerf-volant en roller ? Du char à voile électrique ? Des élevages de rennes domestiques ? Un terrain de yogging (c’est du yoga-jogging) ? &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Donc, les gars, déconnez pas, je suis sûr qu’on peut s’arranger. Jusqu’au 2 juin, on pourra bien trouver une solution. Allez, je vous offre 100 Miles Air Berlin et on oublie tout.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Il était une fois… les marionnettes à Berlin</title>
    <link>http://berlin.cafebabel.com/fr/post/2012/01/11/Il-%C3%A9tait-une-fois%E2%80%A6-les-marionnettes-%C3%A0-Berlin</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:4eef28b72aa58046a703bef3403203e6</guid>
    <pubDate>Wed, 11 Jan 2012 18:25:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Sergio</dc:creator>
        <category>Moments berlinois</category>
            
    <description>    &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;de Marina Skalova&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Divertissement
populaire, outil de propagande nazie ou support d’expression
subversif : l’histoire des marionnettes aux couleurs bariolées
qui égayent nos hivers berlinois en dit beaucoup sur le passé
de la ville. &lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;img title=&quot;il_etait_1_fois_STAAT._ZENTRALES_PUPPENTHEATER_MOSKAU_FULLE_DEN_KELCH.jpg, janv. 2012&quot; style=&quot;margin: 0 0 1em 1em;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/.il_etait_1_fois_STAAT._ZENTRALES_PUPPENTHEATER_MOSKAU_FULLE_DEN_KELCH_m.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;À
l’origine, il y a le &lt;strong&gt;Kasper&lt;/strong&gt;,
l’équiva­lent du &lt;strong&gt;Guignol
&lt;/strong&gt;de &lt;strong&gt;Mourguet&lt;/strong&gt;.
Une figurine satirico-comique au long bon­net rouge et à
la robe d’Arlequin, qui sillonne les routes de Prusse dès la
fin du 18e
siècle, des
histoires abraca­dabrantes sur le bout des lèvres. Les
saynètes pleines d’humour où il appa­raît
acquièrent une portée pédago­gique avec la
création du &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Hohnsteiner
Puppentheater&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;,
initié par &lt;strong&gt;Max
Jacob&lt;/strong&gt;, dès
1921. Pendant plusieurs années d’intense création, ce
théâtre porte le personnage à son apogée,
notam­ment en le représentant sur le grand écran,
dans &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Der betrogene
Räuber&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;. &lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Mais
cela n'empêchera pas par la suite son déclin. En
croisade pour l’ordre et la morale, la marionnette de Jacob devient
l’un des média privilégiés de la propagande
nazie. Au premier rang de toutes les fêtes officielles du
&lt;em&gt;NSDAP&lt;/em&gt;,
elle est savamment utilisée à des fins idéologiques.
Après la guerre, le tour­nant est radical. Accusés
de compro­mission, les forains subissent une véri­table
purge. En RFA, les marionnettes disparaissent alors de la scène. &lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Mais de l’autre côté du Mur, un vent venu de l’Est
leur donne un souffle nou­veau. « &lt;em&gt;En
RDA, nos modèles venaient d’URSS, où le savoir-faire
des marion­nettistes était pleinement reconnu. Une
importante variété de formes créatives en a
découlé &lt;/em&gt;»,
se souvient &lt;strong&gt;Hans-Jochen
Menzel&lt;/strong&gt;, directeur du
dé­partement de marionnettes à la
&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Ernst-Busch-Schule
&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;de Berlin, créé
en Alle­magne de l’Est en 1971. « &lt;em&gt;Nous
avions un espace de liberté artistique impor­tant en RDA,
mais en même temps, la censure était omniprésente
&lt;/em&gt;», retrace-t-il.
« &lt;em&gt;C’était
un peu un jeu de contour­ner, d’esquiver. La marionnette permet
de dire différemment certaines choses, c’est ce que je
trouve passionnant. &lt;/em&gt;»
Le bonhomme de bois pour parer la langue de bois, en somme.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h2 style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Ainsi font, font,
font…&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;h6 style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Interview
et traduction de l’allemand &lt;/strong&gt;|
Camille Montagne et Elisabeth Perron&lt;/h6&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Selon
George Sand, « &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;les
marionnettes n’amusent que les enfants et les gens d’esprit &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;».
Silvia Brendenal, la directrice de l’incontournable institution de
la marionnette qu’est la &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Schaubude&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;,
partage cet avis. Elle a surmonté avec succès les fêtes
de fin d’année, durant lesquelles sa salle était
tou-jours pleine : « &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;comme
si les parents se souvenaient qu’ils avaient des enfants ! &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;».
Petit saut dans cet univers aussi éclectique que passionnant !
&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img title=&quot;interview_silvia_brendenal.jpg, janv. 2012&quot; style=&quot;float: right; margin: 0 0 1em 1em; width: 291px; height: 220px;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/.interview_silvia_brendenal_m.jpg&quot; /&gt;BP
: Comment se créent les spectacles, comment les
choisissez-vous ? &lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Silvia
Brendenal : Certains artistes partent d’une marionnette pour créer
une histoire, d’autres ont d’abord une idée puis
construisent leurs marionnettes. Il n’existe pas de répertoire
: nous sommes un théâtre de programmation. En ce sens,
nous essayons d’avoir des créations diverses avec des
troupes berlinoises, des festivals et des échanges avec
d’autres pays.
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pouvez-vous
nous expliquer les particularités des différents
publics enfants et adultes ? &lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Les
spectacles sont porteurs de messages plus ou moins explicites ;
adultes et enfants peuvent s’enthousiasmer ensemble. Certaines
pièces ne sont pas adaptées aux plus petits, mais il
faut du haut niveau pour capter leur attention : c’est le public le
plus difficile ! C’est une grande responsabilité car c’est
souvent leur première expérience théâtrale.
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les
marionnettes se rapprochent- elles du théâtre ? &lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Il
y a des écoles de marionnettes comme la &lt;em&gt;Ernst
Busch &lt;/em&gt;qui a développé
un cursus pour cette spécialité. Souvent visibles sur
scène, les artistes se mélangent voire s’effacent
derrière l’objet qui est le medium de l’expression. Les
artistes sont humbles mais ils s’occupent de leur création
de A à Z et animent eux-mêmes personnages, décors,
musique et lumières ! Mon combat est de faire reconnaître
la marionnette comme un art à part entière !
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;strong&gt;SCHAUBUDE
&lt;/strong&gt;GREIFSWALDER
STR.81-84 &lt;em&gt;FRÜHSTÜCK
SPRELACART &lt;/em&gt;LES
27 ET 28 JAN | 20H | 7-10,50€
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;www.schaubude-berlin.de&lt;/p&gt;
&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img title=&quot;schaubude-berlin3058.jpg, janv. 2012&quot; style=&quot;margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/schaubude-berlin3058.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;L’essentiel «
marionnettes » en janvier&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’historique
: &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Das
Puppentheater-Museum &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Le
musée de la marionnette de Berlin, installé depuis 16
ans dans la Karl Marx Str., propose diff érentes activités
pour petits et grands. Les marionnettes exposées changent
régulièrement, vous pourrez les découvrir à
la lumière du jour ou dans le noir à la lampe de poche.
Vous y trouverez un cinéma offrant un panel de films de
marionnettes et ses spectacles : ce mois-ci au programme, &lt;em&gt;Frau
Holle &lt;/em&gt;des frères
Grimm.
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;KARL
MARX STR. 135 | U7 KARL MARX STR. www.puppentheater-museum.de
&lt;em&gt;FRAU
HOLLE &lt;/em&gt;LES
19, 24, 26 JAN | 10H | 22 ET 29 | 16H | 3,70-5€ VISITE À LA
LAMPE DE POCHE LES 6 ET 13 | 10H | 3-3,50€ (SUR RÉSERVATION)
&lt;em&gt;LANGE
NACHT DER MUSEEN &lt;/em&gt;28
JAN | 18-2H
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le
formateur : &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Die
Ernst Busch Schule &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;au
&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Maxim Gorki
Theater &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;L’école
&lt;em&gt;Ernst Busch &lt;/em&gt;vous
propose dès janvier, &lt;em&gt;DER
UNMENSCHLICHE MON- TAG. &quot;Alles nur aus Liebe. Die totale
Telenovela&quot; Folge 1 &lt;/em&gt;au
&lt;em&gt;Maxim Gorki Theater&lt;/em&gt;.
Jonas Knecht, enseignant à l’école, met en scène
élèves et professeurs. Une réflexion sur
l’humanité à travers la marionnette…
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;strong&gt;MAXIM
GORKI THEATER &lt;/strong&gt;AM
FESTUNGSGRABEN 2 | S HACKESCHER MARKT LES 16 ET 23 JAN | 20H15
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’incontournable
: &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Die Schaubude &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;La
référence berlinoise propose notamment un festival en
septembre et cette année, pour les 40 ans de la &lt;em&gt;Ernst
Busch Schule&lt;/em&gt;, des
spectacles des élèves en juin. En janvier : &lt;em&gt;Frühstück
Sprelacart&lt;/em&gt;, entre
clowns et marionnettes. Dans un décor de laine et de dentelle,
nous assistons à un petit-déj’ relevant de l’absurde
avec M. Hirche et O. Dassing ! (cf page précédente)
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’enfantin
: &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;FEZ &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Le
plus gros centre européen pour les enfants, les jeunes et la
famille vous accueille au coeur du Waldpark. &lt;em&gt;Kukla
und die schöne Wassilissa &lt;/em&gt;est
un conte sur le courage et la confiance en soi. Wassilissa est
confrontée à des demi-soeurs cruelles qui l’abandonnent
dans les bois, où elle est amenée à rencontrer
l’affreuse sorcière Baba Yaga…
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;AN
DER WUHLHEIDE 197 | S3 WUHLHEIDE www.fez-berlin.de
&lt;em&gt;KUKLA
UND DIE SCHÖNE WASSILISSA &lt;/em&gt;7
JAN | 14H30 + 16H | 8 JAN | 14H30 + 16H30
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’alternatif
: &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Das Helmi &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Projet
fou monté par deux amis, &lt;em&gt;Das
Helmi &lt;/em&gt;se produit au
&lt;em&gt;Ballhaus Ost&lt;/em&gt;.
Leurs productions naissent toujours d’idées originales,
fruit d’un travail collectif, telles que l’adaptati on du film
&lt;em&gt;Léon &lt;/em&gt;de
Luc Besson (le 12 à 20h) et &lt;em&gt;Sexmission
&lt;/em&gt;(les 13 et 14).
Davantage pour adultes ! www.das-helmi.de&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Articles publiés dans le numéro de janvier de &lt;a href=&quot;http://www.berlinpoche.de&quot;&gt;Berlin Poche&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>« Quoi ?! En Pologne ?? »</title>
    <link>http://berlin.cafebabel.com/fr/post/2011/11/06/%C2%AB%C2%A0Quoi-%21-En-Pologne-%C2%A0%C2%BB</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:bab7c36d0ae2964a4dcc2180b23eb244</guid>
    <pubDate>Sun, 06 Nov 2011 17:21:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Sergio</dc:creator>
        <category>Moments berlinois</category>
            
    <description>    &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Depuis quelques mois, la capitale
allemande semble danser au rythme de la polonaise. Et pour cause, les
vingt ans du partenariat &lt;a hreflang=&quot;de&quot; href=&quot;http://www.kulturprojekte-berlin.de/projekte/berlin-warschau/&quot;&gt;Berlin – Varsovie&lt;/a&gt; sont l'occasion d'une
abondance d'événements culturels : une exposition
compare l'héritage architectural communiste des deux villes,
une autre retrace l'&lt;a hreflang=&quot;de&quot; href=&quot;http://www.berlinerfestspiele.de/de/aktuell/festivals/11_gropiusbau/mgb_ProgrammlisteDetailSeite_25203.php&quot;&gt;histoire commune&lt;/a&gt; des deux pays à travers
leurs oeuvres d'art, un festival de jazz réunit des musiciens
des deux rives de l'Oder. Intéressant, enrichissant et
certainement nécessaire, car pour une grande partie des
Allemands la Pologne reste, malgré les liens historiques, une
terra incognita.
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Une petite anecdote pour vous donner
une idée. Pour une raison ou une autre, je me suis retrouvé
à louer un véhicule pour me rendre à Varsovie
depuis Berlin. Je passe donc à Kreuzberg chez le fameux loueur
au phoque bleue (chut, chut, pas de marque). Une bonne dame s'occupe
de moi. Je choisis le forfait 3 jours et plus de 1000 kilomètres.
Jusque là tout va bien.
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;- «&amp;nbsp;Et vous désirez
vous rendre où&amp;nbsp;» me demande-t-elle.
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;- «&amp;nbsp;En Pologne&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;- «&amp;nbsp;Quoi ?! En Pologne ??
Ah mais ca ne va pas être possible!&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Elle réagit comme si je lui
parlait de la planète Mars. Il faut dire que, de Berlin, la
Pologne est à une distance galactique de... 103 kilomètres.
Je dois probablement être le premier hurluberlu qui veut s'y
perdre avec une de ses voitures. Elle devait se dire que je voulais
déménager chez les Souabes...
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Mais ma petite dame s'explique. «&amp;nbsp;Notre
assurance ne couvre pas la Pologne.&amp;nbsp;» Ni les autres pays
de l'Est d'ailleurs. Il faut quand même rappeler que la Pologne
est dans l'UE, dans l'espace Schengen depuis 2008 et, je le répète,
à une heure de route de la capitale allemande. Par contre,
elle n'aurait rien trouvé à redire à ce que je
me rende en France... Peut-être que les voitures partant en
Pologne reviennent moins souvent que celle partant en France, ce qui
reste à prouver. Alors augmentez la prime d'assurance mais ne
m'interdisez pas de m'y rendre ! Cela dit, pour la demande
apparemment si négligeable, ce ne serait que du temps perdu
pour le loueur au phoque bleu !
&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Polen_deutschland_110717_dp.gif, nov. 2011&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://berlin.cafebabel.com/public/berlin/Polen_deutschland_110717_dp.gif&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: italic;&quot;&gt;Ô Pologne, comme tu me sembles
exotique et lointaine, dès que l'on s'éloigne de la stratosphère
glamoureuse.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
Photo (c) wdr5.de</description>
    
    
    
      </item>
    
</channel>
</rss>