babelblogs

hosted by cafebabel.com

Babel Berlin en Français

La capitale allemande au cœur d'Europe.

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

16

03

2008

L'Europe en 150 ans de photographie

"L'Union européenne ne se base sur rien de concret, elle n'est qu'une construction politique gouvernée par des bureaucrates élitistes (qui au passage nous volent notre souveraineté)." Voilà en gros, le verdict sans appel de l'eurosceptique moyen. La fondation Alinari de Florence qui collectionne depuis 1852 toutes sortes des photographies veut convaincre du contraire. Son exposition sous le patronage de la présidence de la république italienne et de la commission européenne "Europa in Bildern - L'Europa delle immagini" cherche à prouver que l'Europe se base sur un grand nombre de cultures liées entre elles par des valeurs communes et ayant donc un avenir commun, ce dont témoignent 150 ans de photographie.
par Sergio Marx

La première partie de l'exposition est constituée de "cartes de visites" des 27 pays de l'Union Européenne. Pour chaque pays quatre photos qui représentent son histoire et sa culture. Les images choisies par les ambassades respectives représentent par exemple la chute du mur de Berlin, le roi d'Espagne lors de la mort de Franco, une école de la IIIème république française. La seconde partie est elle moins centrée sur les histoires nationales et rend compte de moments de la vie quotidienne, on y voit des promeneurs mangeant tranquillement une glace ou un concert de musique classique. À l'opposé, un corps sans vie sur une plage méridionale nous rappelle les côtés les plus durs de la réalité européenne comme les dangers de l’immigration illégale.

Connaissez-vous cette femme? George Charles Beresford, Virginia Woolf, 1902 © Ullstein Bild–Garanger Collection

Le visiteur pourra également contempler des images originales de paysages, d'acteurs, d'intellectuels ou de personnages de la culture populaire, dont les capteurs vont d'Eugène Atget à Brassaï, d'Henri Cartier Bresson à Gustave Le Gray et August Sander. L'amateur sera ravi. La présentation est plus souple et reste intéressante par les associations qu'elle produit: d'anciennes ruines antiques côtoient une reproduction de Guernica, des ruines éloignées de millénaires mais toutes deux présentes dans la mémoire collective européenne.

Le parti pris de n'accompagner les photos que des titres et des auteurs sans y ajouter d'indications sur la biographie du modèle ou sur le contexte des événements présentés fait que l'image réveille des sentiments différents chez chacun des visiteur mais peut également le laisser perplexe s'il n'est pas connaisseur. Tout le monde connaît-il la femme de lettre anglaise Virginia Woolf, ou l'histoire de la construction européenne assez bien pour voir se qui se cache derrière une photo de quatre hommes signant un traité ? Pourtant, lors de l'ouverture de l'exposition, Walter Momper, président de la chambre des députés de Berlin, insista sur le caractère éducatif qu'elle devait avoir, en particulier en direction des jeunes. Cela ne semble malheureusement par être le cas.

Ou sont la Norvège ou l'Ukraine?

De plus, pourquoi avoir limité les cartes de visites aux 27 pays de l'Union Européenne? Cela voudrait dire que les culture nationales ne prennent une dimension européenne qu'à travers l'Union Européenne. Il semblerait que l'Europe s'arrête aux portes de l'Union Européenne. Si l'exposition eût été présentée en 2006, la Roumanie et la Bulgarie n'y auraient donc pas figurés, alors qu'elles faisaient déjà tout autant partie de cette même communauté d'esprit. Qu'en est-il de la Norvège, la Suisse, la Croatie, l'Ukraine et, sans entrer dans un débat qui dépasse le cadre de cet article, la Turquie?

Mais après tout, les images ne perdent rien à leur charme, donc si jamais vous vous baladez dans Kreuzberg sans savoir quoi faire, passez quand même à la Willy-Brandt-Haus, c'est gratuit et vous aurez également accès à une autre exposition présentée dans le même bâtiment, celle de Pablo Picasso.

Willy-Brandt-Haus, Stresemannstr. 28, (U-Bhf. Hallesches Tor) Jusqu'au 30 mars, du mardi au dimanche de 12 heures à 18 heures, ouvert également le lundi de Pâques. Entrée gratuite, pièce d'identité nécessaire.

04

03

2008

Oubliez le romantisme – achetez un lit.

This post is also available in: German English
Berlin est la terre sainte des éternels indécis.L’ironique expression  ‘Lebensabschnittsgefährte’ résume bien le problème. Cette merveilleuse et intraduisible description de votre être cher – signifiant ‘compagnon pour une part de votre vie’– sied à Berlin comme un gant. Oubliez le romantisme : c’est la ville des relations du 21ème siècle, effrontément non-engagées, constamment changeantes et prises dans la fièvre de l’instant.
par Anna Patton (traduction: Sergio Marx)

Avec son célèbre rapport libéré au sexe – des fêtes fétichistes aux clubs échangistes en passant par un musée gay et un musée érotique – Berlin ne correspond pas vraiment au stéréotype du puritanisme prussien. Ainsi les Berlinois remplacent, recyclent, mettent à jour leurs ‘compagnons’ en un clin d’œil, tout comme la ville tombe amoureuse des toutes dernières modes pour aussitôt les oublier. Pas étonnant qu’autant d’habitants s’identifièrent à l’excentrique ‘Musée des amours brisés’ (Museum of Broken Relationships), une exposition itinérante croate, qui lors de son arrêt à Berlin en 2007 rencontra un grand succès.

Cet état d’esprit de vivre complètement dans le présent ne s’applique pas uniquement aux relations amoureuses. Il semble s’être généralisé à la façon dont les gens vivent et travaillent. Les longues années dédiées aux études : l’âge moyen de l’obtention du diplôme en Allemagne étant de 28 ans, ainsi que le taux de chômage élevé à Berlin font de l’idée de ‘s’installer’ un lointain projet pour ces futurs trentenaires. Et même si vous êtes prêt à vous enraciner ici, il n’y a qu’une petite tradition d’achat immobilier en Allemagne – à des années-lumière de l’obsession londonienne de parier sur l’avenir en investissant. Vous êtes bien plus susceptible de louer pendant des années avant de seulement penser à l’hypothèque. Choisir de s’installer à Berlin est alors irrévocable juste pour la durée de votre contrat de location. Encore un prétexte pour repousser ces décisions qui changent la vie.

Je pensais pourtant être inhabituellement décidée lorsque j’achetai mon lit en arrivant à Berlin. Cela semblait montrer ma conviction; après tout, un meuble d’un mètre quarante de large ne serait pas aussi facile à transporter que mes sacs à dos si jamais je me décidais à bouger. Il me faudra donc rester dans le coin pendant un moment. Mais il semble après tout que je n’étais pas aussi décidée que ça. Car comme un ami me le fit remarquer, ces lits d’un mètre quarante de large, entre lit-simple et lit-double, sont précisément pour ceux qui ne peuvent pas se décider à être en couple ou célibataire. Il semble que j’ai déjà été touché par la mentalité berlinoise de ne se compromettre en rien. 


Ce qui fait bouger Berlin : le sénateur aux finances

This post is also available in: German English
Dans „Ce qui fait bouger Berlin“, les auteurs de Café Babel reviennent sur le sujet majeur de la semaine précédente dans la capitable allemande. L’approche est évidemment subjective, analytique, commentée mais avant tout informative. Ecrivez-nous votre avis sur le sujet dans les commentaires.
par Matthias Jekosch (traduction: Sébastien Vannier)

Si Thilo Sarrazin (SPD) continue sur sa lancée, il pourra bientôt publier un livre de ses meilleurs citations. Celui-ci pourrait être volumineux car le sénateur aux finances de Berlin, c’est bien connu, n’a pas la langue dans sa poche. Mais c’est dernières semaines, ses interventions se sont multipliées, provoquant chez beaucoup quelques remous.

Ainsi a-t-il mi-février présenté ses calculs sur la façon de se nourrir avec les 4 euros par jour consacrés à la nourriture des bénéficiaires de Hartz IV. Brötchen, Spaghetti et Leberkäse étaient sur la carte de ce menu plutôt particulier, qui ne lui a pas valu que des amis dans un groupe qui constitue une des bases de l’électorat des partis de gauche à Berlin. En effet, près de 660 000 personnes vivent des aides publiques à Berlin. A l’intérieur de son propre parti, cette initative est jugée trop extrême. Le maire de Berlin, Klaus Wowereit a qualifié ce genre de liste de « complètement inutile ».

Mais Sarrazin ne serait pas Sarrazin si il ne se sentait pas encouragé à continuer par les critiques qui s’abattent sur lui. Lors d’une manifestation organisée à la réprésentation de Rhénanie-Palatinat à Berlin a-t-il ainsi afirmé que les écoliers de Bavière sans diplôme étaient meilleurs que ceux de Berlin avec diplôme. Après que le « Main-Post » ait relaté les faits il y a une semaine, tous les journaux berlinois se sont emparés de l’affaire. Dans les tabloïds à sensation, il a même été proposé de « bâilloner » le sénateur aux finances. Michael Muller, chef de la fraction SPD au parlement de Berlin, s’est, pour sa part, déclaré « surpris et fâché ». Sarrazin se défend en arguant qu’il fallait prendre cela sur le ton de la plaisanterie.

La tension n’était pas encore tombée que Sarrazin refaisait son apparition sur la une des journaux. Lors d’une émission télévisée, il s’est excusé pour son « Hartz-menu » et a reconnu que c’était une erreur de présenter ces calculs sous forme de carte de restaurant. Mais s’en est suivie une remarque étonnante venant d’un sénateur aux finances sur les travailleurs au noir : « Au lieu que quelqu’un reste assis au vingtième étage à regarder la télé toute la journée, je serais presque rassuré si il travaillait un petit peu au noir ».

Malgré tout, ce sénateur de 63 ans a reçu également quelques soutiens dans les colonnes des journaux. Ainsi, Wowereit l’a décrit comme « une sorte de Günter Netzer (star allemande du football dans les années 70, désormais commentateur sportif pour la télévision, NDLR) de la politique. De temps à autre génial, volontiers prêt à l’ouvrir, mais pas prêt tous les jours à travailler en équipe ». En regardant, au-delà de la provocation verbale, les simples faits politiques, y aurait-il sûrement plus de monde pour approuver le sénateur. Augmenter les allocations ne contribue pas forcément à réduire le chômage. La qualité des cours à Berlin est moindre que celles des écoles bavaroises. Un travailleur qui bâtit une maison au noir apporte plus à l’économie que quelqu’un qui ne fait rien. On peut donc être d’accord avec ces interventions, mais rien n’y oblige.

27

02

2008

Was'n dit !? Pourquoi ne pas traverser au rouge dans une rue sans voiture ?

This post is also available in: German
Dans cette nouvelle série de Babel Berlin, des allemands et d'autres européens berlinois se demandent réciproquement en bon dialecte Berlinois: "Was'n dit !?" („Mais ? C'est quoi ce truc !?") Ainsi découvrent-ils les grandes et petites curiosités de la ville et essayent de comprendre de quoi il en ressort. Sébastien Vannier était aujourd'hui à Mitte, en centre-ville, où il a pu observer un phénomène tout aussi allemand que dérangeant pour un public non averti.
par Sébastien Vannier

Dans quelques temps, l’ambassade des Etats-Unis déménagera sur la Pariser Platz et mettera ainsi fin à un phénomène particulièrement intéressant à observer pour un Français à Berlin. En effet, quand il s’agit de défense, nos amis d’outre-Atlantique ne font pas dans la demi-mesure et le périmètre de sécurité entourant l’emplacement actuel de l’ambassade américaine ne bloque pas moins d’un bon pâté de maison. Entre Friedrichstrasse et la Brandenburger Tor, tant qu’à faire. Mais bien qu’il s’agisse d’un sport fort apprécié dans l’Hexagone, il ne s’agit pas ici de sombrer dans un anti-américanisme tentant mais plutôt de s’intéresser à ce que ces mesures (ultra-)sécuritaires permettent de révéler sur le comportement de la population de Berlin.

Le poste d’observation est donc le suivant : nous sommes à l’angle de la rue Neustadtiche Kirchstrasse, bloquée 50 mètres plus loin par les énormes blocs de béton de l’ambassade, et de l’avenue Unter den Linden. Pour traverser la Neustadtiche Kirchstrasse, bloquée je le rappelle, un passage piéton avec un feu. Il serait faux de dire qu’aucune voiture ne traverse jamais ce passage piéton. Pendant mes 20 minutes d’observation assidue, en effet, j’ai pu dénombrer deux voitures. La première a bien tenté de pénétrer dans cette rue mais pour faire aussitôt demi-tour. Le conducteur s’était sans doute rendu compte trop tard que la rue était bloquée ou alors avait réalisé au dernier moment l’inutilité de perpétrer un attentat en lançant une Polo sur 4 blocs de bétons. La deuxième est sortie lentement de l’ambassade sous la vigilance des policiers car un étroit passage est quand même accessible pour les employés. Deux voitures en vingt minutes. Même les routes perdues de Bavière un dimanche matin sont plus animées. Pourtant le feu fonctionne bel et bien. 1 minute de rouge. 30 secondes de vert. 1 minute de rouge, 30 secondes de vert… Mais là non plus l’intéressant n’est pas vraiment d’observer le trafic routier, ou, à vrai dire, l’absence de trafic routier dans cette rue mais plutôt l’énergie surprenante que les passants mettent à résister à la tentation de traverser au rouge.

C'est ici que tout se passse: Le croisement devant l'ambassade Americaine.

Soyons clairs, en France, la loi de la rue est la suivante : je traverse quand les risques d’accident mortel sont inférieurs à 80%. 90% à Paris. Ma fascination est donc grande à ce coin de rue de voir avec quel soin les habitants de Berlin attendent patiemment que le petit bonhomme passe au vert pour traverser. Par souci d’objectivité, il faut avouer que certains téméraires bravent les interdits. On les voit d’abord avancer d’un pas, hésitants, puis vérifier après plusieurs reprises que, vraiment, aucune voiture n’osera se lancer contre ces blocs de béton, puis traverser la rue au pas de course en faisant bien garde d’éviter le regard inquisiteur de ceux qui attendent patiemment de l’autre côté. Quand un des ces aventuriers fougueux a fait le grand saut, les réactions se révèlent différentes. Certains se sentent pousser des ailes, se disant, si on m’embête, c’est pas moi qu’ai commencé, et se lancent à leur tour. D’autres, jaloux de ce courage inconscient, font un pas, mais n’osent pas plus. La plupart reste stoïque et méprise, intérieurement ou pas, ces impénitents qui violent ainsi la loi.

La question est donc posée : comment expliquer cette différence interculturelle assez flagrante, révélée ici par un exemple caricatural ? Pourquoi les Allemands sont-ils si pointilleux sur le respect des règles et cela ne concerne-t-il que ce feu rouge ? Réponse au prochain épisode.

24

02

2008

Film: "Mary" par Abel Ferrara

This post is also available in: German
Le film "Mary" d’Abel Ferraraté présenté mercredi dernier en première berlinoise par le magazine critic.de, même si dans d’autres pays, et notamment en France, ce film est déjà disponible en DVD. Cette projection est donc l’occasion de se plonger dans les méandres de la foi. Film religieux ou film sur la religion, Mary s’inscrit clairement en réponse aux grosses productions controversées qu’ont été La Passion du Christ de Mel Gibson ou le Da Vinci Code de Ron Howard, adapté de Dan Brown.
par Sébastien Vannier

"Mary" est donc l’histoire de trois personnages qui se croisent et à la recherche de leur propre foi. Le personnage éponyme d’abord, Mary Palesi (jouée par Juliette Binoche), qui vient d’interpétrer le rôle de Marie-Madeleine, dans un film sur la vie de Jésus intitulé « Ceci est mon sang » du réalisateur Tony Childress (Mathew Modine). Mary est tellement habitée par le personnage qu’elle vient d’interpréter qu’elle décide d’abandonner sa carrière pour se rendre à Jérusalemn pour vivre cette foi nouvelle. Tony, le réalisateur, cherche à défendre son film à tout prix au nom de la liberté d’expression mais peine à défendre sa position. Enfin Ted Younger (Forest Whitaker), présentateur de télévision, anime une série d’émissions sur Jésus et, pour cette raison, cherche à contacter Tony et Mary. Lui aussi, tiraillé dans sa vie privée, cherche sa propre foi.

La bande annonce du film sur Youtube (cliquez ici pour la version plus grande).

Dans "Mary", Abel Ferrara tente de présenter un spectre de points de vue sur la religion catholique, sur Jésus, sur Marie-Madeleine, en faisant intevenir, sur le mode du docu-fiction, des experts en théologie (notamment Jean-Yves Leloup). Le souci initial est donc l’objectivité face à la croyance, mais il n’est pas sûr qu’il s’y tienne au vu des dernières scènes où l’on sent les personnages principaux en phase de conversion. Les deux personnages masculins, Tony et Ted, peuvent faire figure de miroir d’Abel Ferrara lui-même. En utilisant un personnage de réalisateur présentant un film religieux, Ferrara utilise une mise en abîme pour réaliser partiellement un auto-portrait, même si il n’est pas flatteur. Ce personnage de Tony est également clairement identifiable, même du point de vue physique, à Mel Gibson. Mais Abel Ferrara pourrait également être Ted, ce journaliste en quête de vérité, qui ne sait pas. Torturé par ses pêchés, celui-ci se confesse face à Dieu suite à un drame dans sa vie privée, la naissance prématurée de son fils alors qu’il trompe sa femme (Heather Graham).

Mais même si ce n’est pas elle qu’on voit le plus à l’écran, c’est bien Mary qui domine de sa présence. Son acte soudain de conversion étant présenté comme la meilleure voie à suivre. Abel Ferrara, à travers les experts interviewés, revient d’ailleurs longuement sur le rôle véritable qu’a joué Marie-Madeleine auprès de Jésus, révélé par la découverte de son Evangile apocryphe en 1945 en Egypte. Ni prostituée, ni amante de Jésus, elle aurait été une de ses principales disciples.

Pour ce qui est de la mise en scène, Abel Ferrara s’applique à faire entrer en collision des lieux et des instants différents. Les scènes du film en tournage et la réalité, par exemple. Mary se confond avec Marie-Madeleine. En rêve d’abord puis de façon de plus en plus indisctincte . New York, où se trouvent Ted et Tony, et le Proche-Orient de Marie. Ainsi, dans le studio de télévision tournent en boucle des images du confilt israëlo-palestinien, notamment cette image qui a fait le tour du monde d’un père et de son fils pris entre deux feux, reflétant le choc qu’aura Ted à la naissance de son propre fils. Ce sont les moyens de communication qui font le pont entre ces deux mondes : la télévision sans cesse allumées, les téléphones, notamment celui utilisé pour joindre Marie pendant l’émission de télévision. Ce téléphone est au centre de tous les regards et la voix de Marie arrive, comme venue du ciel.

Mary
Réalisation : Abel Ferrara. Avec Forest Whitaker, Juliette Binoche, Matthew Modine, heather Graham et la participation de Marion Cotillard. USA-Italie-France, 2005. Nouvelle projection le dimanche 24 février à 18h à Babylon Mitte

27

11

2007

Babel-Académie pour journalistes

This post is also available in: German English

Après la dernière édition de la Babel-Académy à l'été 2006, l'équipe de cafebabel.com Berlin organise sa seconde session pour les jeunes journalistes du 17 au 20 janvier 2008.

Cafebabel.com Berlin recherche des journalistes entre 18 et 30 ans qui écrivent déjà pour le magazine cafebabel.com ou sont susceptibles d'y contribuer et souhaitent améliorer leurs capacités rédactionnelles.

Pour prendre part à la Babel-Académy en janvier à Berlin, participez au concours de journalisme que nous organisons sur le thème 'Quoi de neuf à l'Est : une impulsion pour l'Europe ?'.

Pour plus de détails, vous pouvez consulter le document joint (qu'en allemand et anglais).

page 2 de 2 -